Publié le vendredi 19 mars 2010 à 11H00 - Vu 91 fois
A Rome Saint-Charles, la ville participera à l'aménagement d'un parc paysager dans le cadre du Plan de rénovation urbaine.
Hier le conseil municipal a adopté un budget revu à la baisse. Même si les dépenses d'investissement baissent, les travaux en cours se poursuivront.
«POUR ne pas être contraint d'adopter des stratégies de carême après carnaval, nous nous préparons une sortie de crise en ne versant ni dans l'optimisme béat, ni dans le pessimisme », a expliqué le maire Jean-Pierre Bouquet pour justifier un budget revu à la baisse. L'année 2010 ne sera pas celle des grands projets, mais les taux de fiscalité sont maintenus.
Le budget total passe de 23 847 702 euros à 23 070 697, soit une baisse de 3,26 %. Alors que les coûts de fonctionnement augment très légèrement (+ 0,51 %), l'investissement chute de 12,26 % pour atteindre 6 169 422 euros. « Ce budget est ramené à nos capacités réelles d'investissement afin d'éviter l'augmentation de l'endettement et le creusement des déficits », justifie le maire en mentionnant des difficultés de trésorerie héritées de la période 2006-2007. Un reproche qu'il fait à son prédécesseur Michel Biard, sans le citer.
La rénovation urbaine continue
« Les travaux en cours se poursuivront » assure-t-il, en citant la requalification du faubourg de Châlons, la réfection du parvis de la collégiale et le programme de rénovation urbaine de Rome Saint-Charles, qui prévoit la création d'un parc paysager. D'un montant de 2 millions d'euros, les projets urbains et la voirie représenteront la plus grande partie des dépenses d'investissement.
En terme de fonctionnement, le seul budget qui augmente est celui du centre communal d'action sociale afin de « développer le soutien dans le domaine de la solidarité en cette période de crise ». Il passe à 950 000 euros, soit 20 200 euros de plus qu'en 2008. Dans tous les services, « de véritables efforts sont demandés pour générer des économies, dans les fluides, les fournitures administratives etc. », mentionne la délibération du budget primitif.
Françoise Arvois, conseillère municipale d'opposition en profite pour interroger Jean-Pierre Bouquet sur le coût des publications et imprimés de la Ville, qui passe de 10 400 euros à 34500 euros. « L'an passé, pour des raisons budgétaires, nous avions sous-évalué ce poste. 34 500 euros, c'est ce qu'il représente réellement », réplique Jean-Pierre Bouquet. « Et celui des voyages et déplacements qui passe de 4000 à 7400 euros ? », ajoute l'élue. « Même réponse », se contente de lacher le maire.
Dans l'opposition, Alain Lacoine soutient ce budget 2010 qu'il juge « prudent et volontaire ». L'UMP Michel Biard s'abstient, tout en admettant « que ce budget reprend des choses qu'il avait initiées. II est finalement proche de celui que j'aurais fait si j'étais maire ». Mais que toute l'opposition valide le budget aurait été irréaliste.
Rémi HAVYARIMANA
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