Publié le jeudi 01 octobre 2009
Présidents, directeurs, adhérents des quatre CSC se serrent les coudes dans cette épreuve. Pour eux, pas question d'une régie administrative. « On veut garder notre structure associative. »
Audrey Joly
«LA Ville prépare son coup en douce… Dommage. Même si elle a son mot à dire, par rapport aux subventions qu'elle nous verse, elle se doit d'écouter les propositions que nous avons à lui faire. »
Pierre Dellon et Francis Leloup, respectivement présidents du centre social et culturel (CSC) du Verbeau et de la Vallée Saint-Pierre, ont l'impression d'être mis sur la touche. Ils ont pris, récemment, connaissance d'un projet qui viserait à municipaliser la gestion des CSC de Châlons.
« Depuis plus de 40 ans, nous travaillons avec la Ville, sous une forme associative », explique Pierre Dellon. « Lorsque Bruno Bourg-Broc est arrivé, il n'a pas remis en cause cette structure associative. Pourtant depuis un an, on sent que la municipalité prend une orientation différente. »
Il faut dire que les choses se sont un peu précipitées avec la situation de dysfonctionnement du centre social Schmit. « La Ville a complètement bafoué le rôle des adhérents, qui n'ont pas été réunis en assemblée générale pour régler les problèmes qui se posaient au centre. Elle a préféré opter pour la désignation d'un administrateur. »
Depuis, la Ville voudrait qu'il y ait un territoire commun entre Schmit et la Vallée Saint-Pierre. « Nous prenons le temps pour travailler. Et même si on nous a reproché de ne rien avoir fait encore, nous avons pris contact avec l'administrateur… », insiste Francis Leloup.
« Nous sommes tombés de très haut »
Aujourd'hui, les présidents des quatre CSC se souviennent que plusieurs indices auraient pu leur mettre la puce à l'oreille… « Nous avons eu une première réunion, au premier semestre, pour préparer la convention », raconte Pierre Dellon. « Dès cette première réunion, les CSC ont été considérés comme opérateurs au lieu de partenaires. Nous avons réagi énergiquement. »
Lors d'une réunion suivante, le contenu d'un nouveau texte de fonctionnement devait être abordé. Au lieu de ça, il a été question de la municipalisation des CSC. « Nous sommes tombés de très haut ! »
Selon les responsables indignés, le prétexte serait que « les maisons ne rendent pas le plein service. Mais d'une maison à une autre, les services ne sont pas les mêmes. Il est difficile de comparer. »
Toutefois, les centres sociaux n'ont pas gardé les deux pieds dans le même sabot. « Nous ne voulons pas de cette solution de régie administrative. Nous, on pense collectivement. Nous voulons conserver une version associative. Nous y sommes viscéralement attachés, parce que les gens se sentent davantage concernés. » Et Patrick Bourlon, de la CSC Vallée Saint-Pierre d'ajouter : « Si le projet vient de la Ville, les bénévoles se sentiront nettement moins investis… »
Lettre de soutien
Les responsables ne comptent pas en rester là et espèrent réussir à convaincre le maire et les conseillers municipaux que créer une association globale pour gérer les quatre centres sociaux est la meilleure.
Pour ce faire, les membres des quatre conseils d'administration, ainsi que les adhérents des CSC seront présents à la journée des associations, dimanche, dans le grand hall du parc des expos, pour tenter de faire entendre leur voix et faire signer une lettre de soutien.
Audrey JOLY




Réagissez