Publié le jeudi 05 août 2010 à 11H00 - Vu 375 fois
Thierry Wippler devient adjoint à la place de Raymond Joannesse qui, nommé conseiller régional, n'a pas voulu cumuler les fonctions.
NE vous fiez pas à sa bonhomie naturelle. Thierry Wippler, conseiller municipal délégué à la culture émergente et ville numérique, a du caractère et sait ce qu'il veut. Elu Vert, présent sur une liste d'union de la gauche avec le PS, le PCF et les divers gauche, il trace son chemin, doucement, sans renier ses convictions. Nommé adjoint au début des vacances, il a bien voulu répondre à nos questions.
En quelques mots, qui êtes-vous M. Wippler ?
« Célibataire, bientôt 49 ans, je suis né à Nouzonville, très joli village de la Vallée de la Meuse qui était florissant jusque dans les années 80. Après des études au lycée Sévigné de Charleville-Mézières, j'ai passé une maîtrise de droit public à la faculté de Reims. Je voulais devenir journaliste, finalement je suis devenu conseiller principal d'éducation à Reims, Revin et depuis vingt ans, au collège de Rilly-la-Montagne. »
Vert et fier de l'être
Comment est né votre engagement politique ?
« C'est sans aucun doute la présence de Le Pen au deuxième tour lors de l'élection présidentielle de 2002 qui m'a fait m'engager. Je me suis dit qu'il fallait que chacun prenne sa part de responsabilités pour que cela n'arrive plus jamais. Je suis entré chez les Verts parce que cela correspondait à mon état d'esprit, et à mes idées politiques, moi qui avais manifesté dès le départ contre la centrale nucléaire de Chooz. Je suis Vert et je le resterai jusqu'à la fin du mandat à moins que cette formation ne se fonde dans Europe écologie. Adhérent à une formation politique, j'ai mis sous le boisseau mon côté libertaire car dans une formation structurée, il faut avoir un minimum de règles et abandonner parfois les siennes. »
Quelles sont vos délégations aujourd'hui ?
« Je suis adjoint à la démocratie locale à la place d'Ali Assaoui. Je suis chargé aussi du développement durable et plus particulièrement de la mise en place de l'Agenda 21 avec mon collègue Stéphane Joly, responsable du dossier au niveau de la communauté d'agglomération. A noter qu'à la rentrée, Raymond Joannesse sera désigné conseiller municipal délégué et reprendra les autres facettes du développement durable. Enfin, je suis adjoint aux cultures urbaines. Comme l'a souhaité Adeline Hazan, je vais d'ailleurs travailler à mi-temps pour pouvoir assumer mes fonctions électives. »
Répondre vite aux doléances
Quelle est votre mission en matière de démocratie locale ?
« C'est une mission très dense. Il faut redonner une direction politique aux conseils de quartier, je veux dire qu'il faut qu'un adjoint chapeaute le travail des conseils de quartier. Nous devons faire une première évaluation de ce qui va et ne va pas depuis leur mise en place, préparer pour l'automne toutes les réunions qui verront la présence de la maire. Nous allons aussi rencontrer tous les conseillers dans le cadre du projet Reims 2020. Mon rôle va aussi consister à faire en sorte que les requêtes formulées lors des réunions soient dans la mesure du possible le plus rapidement traitées par les services.
Ne laisser personne sans réponse. Pour moi aussi, le conseil de quartier ne doit pas être juste le lieu où l'on remplit un cahier de doléances. C'est important, mais on se doit d'y parler aussi de projets, de sujets qui ne concernent pas exclusivement le quartier mais toute la ville qui appartient à tous les Rémois. Représentant la Ville au conseil de quartier Murigny, compte tenu de mes nouvelles responsabilités, je ne sais pas si je vais pouvoir y rester. »
Le bilan carbone de l'agglo est connu. Où en est-on dans le processus de mise en place de l'Agenda 21 sur l'agglomération ?
« Nommé en juin, je n'ai pas encore eu le temps d'approfondir le dossier. Stéphane Joly va vite m'informer car ce sont des informations que nous devons partager avec les conseils de quartier dans le cadre d'une démarche participative à laquelle nous tenons absolument. »
En quoi consiste votre mission en direction des cultures urbaines ?
« Nous avons la chance d'avoir, à Reims, l'une des meilleures scènes musicale de France qu'il faut promouvoir comme nous le faisons avec le festival Electricity. Il faut absolument soutenir toutes ces formations qui sont une chance qui ne durera peut-être pas. C'est pour cela que nous avons produit vingt et une formations valables et édité un CD diffusé à 90 000 exemplaires.
Nous avons aussi la chance d'avoir des formations comme The Bewitched hands ou le collectif Footzbeul qui, en plus d'être bonnes, transmettent leur expérience. C'est pour moi une forme d'éducation populaire.
Nous allons aussi continuer à promouvoir tout l'art urbain avec Laurence Grasset qui concerne aussi tous les graphistes et plasticiens de talent que l'on a à Reims, dont certains seront d'ailleurs présentés sur la scène du cryptoportique. »
Propos recueillis par Alain MOYAT
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