Publié le vendredi 29 juin 2012 à 11H00 - Vu 190 fois
Les sommes perçues par les clubs sportifs, et plus largement les associations de droit privé seront, à quelques rares exceptions près, strictement les mêmes que l'an dernier.
Faute d'avoir réussi à trouver des critères permettant une répartition « plus équitable » des aides, les élus ont finalement décidé de renoncer à modifier le règlement. Ce qui a aussitôt fait grincer quelques dents dans l'opposition, mais aussi la majorité municipale.
«QU'EST-CE qu'une subvention juste et équitable ? ». Cette question n'aurait pas dépareillé, la semaine dernière, parmi les sujets du bac philo.
Si les candidats y ont finalement échappé, la Ville, elle, se l'est posée sans détour. Avec un objectif : réussir à définir de nouveaux critères d'attribution pour les aides destinées aux associations sportives.
Plusieurs scénarios ont ainsi été passés au crible, en prenant en compte les effectifs des différents clubs, le nombre de jeunes qu'ils accueillent, les activités qu'ils organisent durant l'année, ou encore leur finalité (compétition, sport loisir…). « On a tout essayé », résume Messaoud Aloui, le conseiller municipal en charge du dossier. En vain, cependant. « A chaque fois, on est tombé sur des résultats totalement aberrants, précise le maire, Claude Wallendorff. Certaines associations, qui n'avaient rien demandé, se retrouvaient ainsi avec une aide multipliée par trois, alors que d'autres voyaient leur subvention baisser de 75 %. Inévitablement, elles auraient hurlé… »
Un statu quo qui dérange
Conséquence : le projet a tout simplement été classé « sans suite » et rangé dans un tiroir. « J'en étais pourtant un fervent partisan, rappelle le premier-magistrat. Mais quand on est face à un mur, il faut savoir l'éviter… »
Les anciens critères ont, du coup, été ressortis du placard.Et l'enveloppe de 680 000 euros*, allouée aux associations de droit privé, a finalement été entièrement répartie en fonction du budget des différentes structures et des souhaits exprimés par leurs présidents.
Cette brusque marche arrière n'a toutefois que très modérément été appréciée dans les rangs de l'opposition, qui estime que « beaucoup de choses étaient pourtant à revoir dans les modalités d'attribution. »
Au sein même de la majorité, la nouvelle a aussi fait grincer quelques dents. En l'occurrence, celles de Christelle Trelcat, l'adjointe dédiée à l'enfance, qui a décidé de voter « contre » les subventions 2012.
Absente des débats pour raison professionnelle, cette dernière a longuement justifié sa position dans une lettre qui a été lue pendant le conseil. « Cela fait trois ans et demi, maintenant, que l'on parle de nouveaux critères, et rien n'a été fait. Alors, cette fois, je ne peux plus être d'accord, nous a-t-elle répété à l'issue de la séance. D'autant qu'à l'époque, je m'étais rapprochée des élus de Rethel, qui m'avaient alors transmis leurs propres modalités, que je trouvais particulièrement intéressantes. Mais pareil, ça n'a jamais été pris en compte. »
Un tantinet agacé par la remarque, Messaoud Aloui a assuré que ces critères avaient bel et bien « été étudiés, tout comme ceux en vigueur à Amiens, Namur et Besançon, mais qu'à l'arrivée, aucun n'était applicable chez nous. » Et pour cause : les disparités avec les montants actuels, même lisées sur plusieurs années, auraient été trop importantes.
Résultat : le chèque que recevront les associations sportives d'ici quelques semaines sera, à quelques rares exceptions près, strictement le même qu'en 2011. La « révolution » attendra.
Aurélien AVIGLIANO
* Qui, soit dit au passage, est la même que l'an dernier, crise économique et baisse des dotations de l'Etat obligent. En ce qui concerne uniquement les « sports », la Ville versera cette année 70 650 euros.
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