Publié le jeudi 25 février 2010 à 12H00 - Vu 693 fois
Après s'être rendu récemment en Haute-Marne, le Président de la République est attendu mardi à Laon.
Annoncée dès la semaine dernière dans l'union, la venue de Nicolas Sarkozy à Laon est, de plus en plus, un secret de Polichinelle. Sauf événement venant bouleverser son emploi du temps, le Président de la République fera une rapide halte dans la ville préfecture de l'Aisne. Il arriverait en hélicoptère vers 10 heures et repartirait vers 13 heures, selon les horaires qui circulaient, hier.
Le déplacement du chef de l'État sera essentiellement consacré à la fonction publique. Et donc à la révision générale des politiques publiques (RGPP). Au programme figurera très probablement une table ronde qui devrait se tenir dans le gymnase Coubertin.
Si, en venant à Laon, Nicolas Sarkozy joue à domicile - puisque le sénateur-maire de la commune est l'UMP Antoine Lefèvre - il ne sera pas forcément en terrain conquis. Ainsi, Yves Daudigny, le président du conseil général, est l'un des plus ardents pourfendeurs des réformes du chef de l'État qu'il accuse « de vouloir réduire les capacités d'intervention des collectivités publiques ». Un discours qui a fait de nombreux émules dans le département. Un inconvénient sûrement jugé mineur par rapport à l'image de Laon, ville administrative par excellence.
Défi
Nicolas Sarkozy vient aussi défier René Dosière sur ses propres terres, la première circonscription de l'Aisne. Le député quasi-socialiste aime éplucher les comptes de l'Élysée, ceux du sommet des pays méditerranéens ou encore les effectifs des cabinets ministériels. Celui qui fait tout pour mériter le surnom de « cauchemar de l'Élysée » sera probablement aux premières loges du déplacement présidentiel. Aux dernières nouvelles, sa calculette pourra chauffer, comme à l'occasion du dernier meeting de Nicolas Sarkozy à Saint-Quentin avec un effectif pour les forces de l'ordre avoisinant le millier.
Une chose est sûre, ni à droite, ni à gauche, des voix se sont élevées pour considérer qu'il s'agissait d'une intrusion dans la campagne des régionales, où personne ne considère actuellement la présence présidentielle comme un renfort ; où tout le monde pense que les jeux sont déjà faits…
J.-M.R.
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