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Philippe Martin a de la concurrence pour défendre les droits de plantation Deux députés pour la vigne

Publié le samedi 16 janvier 2010 à 01H00 - Vu 44 fois


À l'UMP, on se bat pour défendre les droits de plantation. Cela multiplie-t-il les chances de réussite par deux ?

À l'UMP, on se bat pour défendre les droits de plantation. Cela multiplie-t-il les chances de réussite par deux ?

Remi WAFFLART


QUE les vignerons se rassurent. Dans le dossier de la libéralisation des droits de plantation, ils n'ont plus un député, mais deux, pour défendre leur position dans la Marne. Philippe Martin d'un côté, le député de la 6e circonscription, très familier du sujet. Et désormais Catherine Vautrin qui vient d'annoncer avoir été investie d'une mission parlementaire par le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire.
Une arrivée sur « son » terrain que Philippe Martin observe avec le sourire. Après tout, n'est-il pas celui que l'on surnomme « monsieur vin » dans les couloirs de l'Assemblée nationale ? « Il est vrai que ces dossiers ont toujours été les miens », dira-t-il simplement, sans plus de commentaires.
Reste à savoir si cette double fonction sera complémentaire ou finira par s'entrechoquer.
Missions parallèles
D'un côté, Catherine Vautrin annonce ainsi être chargée de « mesurer et d'analyser les impacts » d'une libéralisation des droits de plantation sur les vignobles français et européens. Et de l'autre, Philippe Martin, qui est membre de la commission des affaires européennes et rapporteur sur la qualité des produits agricoles, auditionne, en ce moment même, des institutions telles que la Cnaoc (Confédération nationale des appellations d'origine contrôlées) l'OIV (Organisation internationale de la vigne et du vin) ou encore l'Inao (Institut national de l'origine et de la qualité) dans le même objectif… Et le député de rappeler qu'il est « missionné par le groupe viticulture de l'assemblée » pour s'occuper du rapport de « qualité AOC et des droits de plantation ».
Confiance
Rappelons que la commission européenne a planifié l'abolition des droits de plantation dès 2015. En Champagne par exemple, une telle mesure permettrait de planter des vignes aux frontières de l'appellation. En clair, on pourrait donc voir apparaître des mousseux qui, sans être du champagne, bénéficieraient du prestige du produit, sans parler tout simplement du nom de la région… Concurrence déloyale, industrialisation, conséquences économiques directes sur les petits viticulteurs, les arguments ne manquent pas aux opposants à cette réforme.
Reste à savoir s'ils sauront convaincre dans les hautes sphères. De son côté, Philippe Martin se dit serein et pense « obtenir gain de cause » aux côtés d'autres parlementaires européens représentant des pays viticoles. « Je pense que le parlement européen va rectifier cette erreur », estime-t-il, confiant pour qu'un vote ait lieu avant la fin de l'année. Un délai qui paraît très optimiste, alors autant dire que la barre est placée haut.
J.G.-A.

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dudule 1°

17/01/2010 à 14h03

On peut dire merci à l'Europe... de leur bonne pensée ! S'il y avait moins d'argent en jeux pour le Champagne, cela ne ferait pas autant de vagues !

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