Publié le mercredi 24 décembre 2008 à 01H00
Le musée des Beaux-Arts devrait quitter la rue Chanzy, où il a passé le XXe siècle.
Jean-François Scherpereel
«LA présente délibération a pour objet d'autoriser le maire à solliciter des subventions dans le cadre de l'implantation du musée des Beaux-arts dans le secteur du Boulingrin ».
Même si l'idée de transférer le musée des Beaux-arts ne date pas d'hier - l'équipe Schneiter l'avait déjà étudiée - cette fois, elle commence à se dessiner. Le récent conseil municipal a jeté les bases de ce projet dont on ignore encore les principales modalités.
Le futur musée tel que l'équipe Hazan le conçoit entre dans ce qu'il convient désormais d'appeler le « projet urbain 2020 ».
Des équipes spécialisées ont été contactées et ont commencé à travailler sur ce projet urbain.
À l'intérieur de celui-ci, explique le second adjoint Serge Pugeault, un vaste espace allant du pont de Laon à la place Royale sera réorganisé.
Cela passera entre autres par l'implantation d'une « cité administrative » à la place de l'ancien Sernam, et par la rénovation du quartier des Halles.
Les Halles, elles-mêmes seront rénovées, mais a priori, elles ne seraient pas destinées à accueillir le musée.
Celui-ci ferait l'objet d'une construction spécifique qui pourrait réunir sous un seul toit le musée des Beaux-arts et le Fonds régional d'art contemporain.
En revanche, l'idée d'y déplacer l'école de design (ESAD) n'est pas (ou plus) d'actualité.
Pour le moment, la municipalité refuse d'en dire davantage et renvoie à une opération de communication qui se déroulera le 10 janvier pour annoncer la rénovation des Halles.
À la direction des Affaires culturelles (Drac), Marc Nouschi explique que « la nouvelle municipalité rémoise a un projet plus ambitieux (que la précédente, NDLR) parce qu'il s'agit d'un projet d'urbanisme dans lequel s'inscrit le musée.
Un projet plus ambitieux
C'est un beau projet dans lequel un bâtiment emblématique est l'élément fort ».
M. Nouschi établit une comparaison avec le centre Georges-Pompidou II de Metz, où il avait emmené MM. Schneiter (maire) et Bachy (Région), et Mme Hazan (future maire) en 2007, qui pourrait inspirer le futur musée rémois.
Ce dernier, s'il se réalise, sera donc soutenu par plusieurs niveaux institutionnels et M. Nouschi le voit bien s'intégrer à un « grand arc » muséographique et artistique allant de Reims à Bâle en passant par Luxembourg et l'Allemagne, imaginé par les cinq directeurs de la Drac du Grand-Est.
Le musée actuel abrite plus de 40.000 œuvres, entassées sur 4.500 m2.
En avril 2007, on évoquait un musée « idéal » à plus de 15.000 m2. Une surface qu'il faudra nécessairement accroître si l'on y intègre le Frac.
Reste donc maintenant à refaire une étude de faisabilité, la dernière en date étant jugée insatisfaisante par la Drac.
Et à financer. Mais on n'en est pas encore là.
J.-F. Scherpereel




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