Publié le lundi 15 octobre 2007 à 01H00 - Vu 29 fois
A 62 ans, Bernard Pierquin s'apprête à briguer un 3e mandat de maire en mars 2008, avec une équipe dont il précisera la composition en janvier.
LES Pierquin auraient pu fêter, cette année, les soixante ans de leur dynastie républicaine à la mairie de Warcq.
Lucien Pierquin a entamé son premier mandat de maire en 1947. « Il est mort en 1980 en ouvrant le courrier de la mairie… », se souvient son fils, Bernard, l'actuel maire depuis 1995.
Entre-temps, le frère aîné de ce dernier, Luc, avait lui aussi occupé le siège de premier magistrat, assurant la succession paternelle entre 1980 et 1995.
Six décennies et plus, puisqu'avant 1947, les deux grands-pères Lucien Pierquin — même prénom que son fils — et Edmond Pierrot avaient assumé d'importantes responsabilités municipales en tant qu'adjoints ; le grand-père paternel de Luc et Bernard avait été notamment la cheville ouvrière de l'adduction d'eau à Warcq.
« Pas d'idéaux politiques »
Et du plus loin qu'on s'en souvienne, les Pierquin ont toujours été, de père en fils, des commissaires aux comptes et/ou des experts comptables.
Jusqu'au fils de Bernard, Jean-Bernard, 31 ans (« profondément warcquin »), dont l'avenir dira s'il emboîtera, lui aussi, le pas à son père dans la gestion des affaires communales.
De là à penser que les Warcquins ont toujours voté en pensant qu'un comptable gérerait la commune « comme son propre porte-monnaie », il n'y a qu'un pas.
L'histoire des scrutins municipaux à Warcq n'est pas non plus très mouvementée. Deux listes d'opposition seulement en soixante années : une première fois contre Lucien Pierquin et une seconde contre Bernard en 1995. « Une défaite honorable » pour ces derniers opposants et, en tout cas, jamais de guerre (politique) ouverte. « Mon père était MRP. Je suis plutôt à droite, divers droite », confirme le maire. « Mais au sein du conseil, nous n'avons pas d'idéaux politiques ».
Bernard Pierquin se re-présente donc en 2008. Il l'a annoncé lors de la dernière cérémonie des vœux. Avec « presque tous » ses co-listiers de 2001, à l'exception de « certains qui arrêtent à cause de leur âge ».
Endettement zéro
Le maire, qui ne souhaitait pas s'exprimer avant janvier 2008, ne sera pas plus précis sur les noms. « Ce n'est pas facile de constituer une liste […], il faut penser à la diversité ».
Le bilan depuis 2001 ?
Satisfaisant, bien sûr, selon le maire. Travaux importants sur le patrimoine communal, promesse de moins 70 cm en cas de crue pour la fin 2008, une fiscalité locale « raisonnable » avec une taxe d'habitation qui revient à « au moins 25 % de moins qu'à Charleville-Mézières ». Et un endettement zéro depuis 2004.
Seule ombre au tableau : l'incorporation non souhaitée dans la communauté d'agglomération de Charleville-Mézières, de laquelle Warcq espère bien « se sortir un jour par un moyen ou par un autre… judiciaire, en appel devant le tribunal administratif, ou législatif, pourquoi pas ? »
L'avenir ?
Un espoir de renforcement de l'implantation du groupe Urano. Peut-être une extension de la zone vidéo-surveillée à la RN 43.
Mais, surtout, l'espoir d'une meilleure qualité de vie pour le centre de Warcq et pour l'axe Bellevue-Mal Campée avec une baisse du trafic poids lourds lorsque seront achevés le barreau ouest de l'A 34 et la liaison nord-sud du conseil général.
Patrick Flaschgo
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Corinne Dauchy ne sera pas sur cette liste
Corinne Dauchy, conseillère municipale élue en 2001 sur la liste de Bernard Pierquin, nous a fait savoir qu'elle ne repartirait pas avec le maire, au cas où celui-ci la consulterait.
« Il a contacté tout le monde, sauf moi », dit la patronne de Pains et Compagnie et la présidente-fondatrice du Club RN 43, en se demandant pourquoi elle n'a pas été contactée.
Quoi qu'il en soit, sa décision est prise de ne plus se présenter devant les électeurs sous la bannière Pierquin. Mais Corinne Dauchy n'en dit officiellement pas plus pour le moment.
P.F.
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Fiche pratique
On trouvera ci-dessous les chiffres clés de la commune. Les moyennes ont été établies par rapport aux 45 communes ardennaises qui comptaient plus de 1.000 habitants au recensement de 1999 (hormis Charleville-Mézières, Sedan, Revin, Rethel, Vouziers et Givet).
POPULATION (recensement 1999) : 1.446 habitants (1.351 au recensement 2006).
INTERCOMMUNALITE : communauté d'agglomération de Charleville-Mézières Cœur d'Ardenne, fédération départementale d'électricité des Ardennes, SIVU de gestion de l'amélioration des écoulements fluviaux, syndicat forestier des onze communes de Warcq, syndicat intercommunal de musique du canton de Renwez, syndicat mixte du Pays des Rièzes et des Sarts.
TAUX DE LA TAXE D'HABITATION 2007 : 11,61.
Moyenne des 45 villes : 9,96.
Le plus faible : 1,01 (Aubrives).
Le plus élevé : 18,43 (Rimogne).
TAUX DE LA TAXE D'HABITATION 2006 : 11,38.
Moyenne des 45 villes : 9,85.
Le plus faible : 1,01 (Aubrives).
Le plus élevé : 18,07 (Rimogne).
RECETTE DE LA TAXE D'HABITATION 2005 (par rapport au recensement de 1999) : 93,46 euros par habitant.
Moyenne des 45 villes : 61,61 euros.
La plus faible : 6,85 euros (Aubrives).
La plus élevée : 105,83 (Floing).
SUPERFICIE : 919 hectares.
Moyenne des 45 villes : 1.600 hectares.
La plus petite : 207 hectares (Flize).
La plus étendue : 6.203 hectares (Signy-l'Abbaye).
LONGUEUR DE VOIRIE : 4.872 mètres.
Moyenne des 45 villes : 11.920 mètres.
La plus petite : 3.000 mètres (Flize).
La plus grande : 38.884 mètres (Bogny-sur-Meuse).
NOMBRE D'ELEVES (chiffres 2005) : 268.
Moyenne des 45 villes : 406,5.
Le moins : 164 (Thilay).
Le plus : 1.495 (Nouzonville).
NOMBRE DE LOGEMENTS SOCIAUX (chiffres 2005) : 0.
Moyenne des 45 villes : 128.
Le moins : 0 (Montcy-Notre-Dame, Thilay, Warcq).
Le plus : 743 (Nouzonville).
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