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Mairie et gendarmerie en conflit

Publié le samedi 30 juin 2012 à 11H00 - Vu 333 fois


Sur les bancs de l'opposition, dans le viseur de Khadija Senez, l'adjointe à la culture Laurence Bruletourte qui s'est lancée dans les législatives comme adjointe à Frédéric Alliot.

Sur les bancs de l'opposition, dans le viseur de Khadija Senez, l'adjointe à la culture Laurence Bruletourte qui s'est lancée dans les législatives comme adjointe à Frédéric Alliot.


CHAUNY (Aisne) Dernier conseil municipal jeudi soir avant le repos estival. Le maire a tiré à boulets rouges sur l'état-major de la gendarmerie alors que l'opposition ajustait son tir contre la famille Lalonde.

LA création de la nouvelle caserne de gendarmerie compte parmi les sujets « marotte » des opposants au maire, Marcel Lalonde. Pourtant, jeudi soir, la présence et l'avenir des militaires sur la ville de Chauny n'ont plus suscité l'intérêt des élus de l'opposition tant ils étaient pressés de porter l'estocade sur le terrain non pas militaire mais bien politique.
La nouvelle caserne de gendarmerie devait être réalisée en 2012 mais le dossier est en souffrance. Le compte n'y est pas et le maire avait sollicité « des aides complémentaires de l'Etat » pour boucler le budget. Ce projet pour lequel la Ville n'assure que la maîtrise d'ouvrage - en clair elle construit un bâtiment sur des plans fournis par les militaires - représente un investissement global de presque 2,5 millions d'euros dont 1,3 million reste à la charge de la Ville.
Le maire l'a répété, il s'agit donc « d'un endettement à faire supporter par la population chaunoise sur une durée de 27 ans », sans compter que l'achat du terrain pèse également sur le budget communal.

Un ton militaire qui déplaît
Le courrier reçu, mardi, par Marcel Lalonde signé de la main du colonel Louvet l'a révolté. Il n'a apprécié ni le ton ni les termes. Le colonel Louvet que le maire cotoie régulièrement rappelle dans son écrit la date butoir du 1er juillet 2012 et la solution actuelle « provisoire » inconfortable tant pour les gendarmes qui y travaillent que pour le public qu'ils reçoivent. Jusqu'ici très courtois, le ton se durcit dans l'ultime phrase : « Une absence d'accord de votre part entraînera la caducité de ce programme sans qu'une solution satisfaisante ait pu être apportée ». Le maire refuse que l'Etat-major de la gendarmerie fasse reposer sur la Ville le non-aboutissement de ce projet.
Il a tenu à défendre sa position d'élu au travers d'un courrier adressé au préfet et dans une lettre au ministre de l'Intérieur, Manuel Valls.
Le maire écrit : « Le délai de programmation de cet équipement arrivant à son terme, je vous sollicite pour proroger la décision ministérielle de construction de la nouvelle gendarmerie nationale : la solution « temporaire » tendant à mettre en place des structures modulaires s'avère inacceptable voire irrespectueuse pour les militaires ».

Graziella BASILE
Gbasile@jouranl-lunion.fr

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Les dernières contributions


fabcove

04/07/2012 à 16h28

Comment a fait COUCY le château ?

Commentaires anonymes

03/07/2012 à 13h17

Comment voulez vous que les armées ai de l'argent, avec un manque au budget de 10 milliards + 20 milliardsde dépense déjà engagé par la nouvelle gouvernance

lentarteur

01/07/2012 à 12h03

Pourquoi la gendarmerie n'est-elle pas prise en charge par l'Etat? Voire par l'ensemble des communes qui sont dans son rayon d'intervention?

22-rami-51

01/07/2012 à 11h13

Exemple parfait de ces situations en attentes , locaux insuffisants indignes inadaptés,demande tout à fait justifiée,d'une part,et douloureuse facture à
l'arrivée une nécessité ou un luxe,faut vraiment se mettre d'accord.

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