Logement de l'Opac : qui aura le dernier mot ?

Logement de l'Opac : qui aura le dernier mot ?

Publié le vendredi 26 septembre 2008 à 01H00 - Vu 11 fois

LA maison située 24 rue de la Promenade des Isles fait l'objet d'une véritable polémique. L'histoire a pris naissance il y a trois semaines à la suite du départ de la locataire des lieux. « Depuis toujours, elle laissait traîner des tas de choses. Mais là, c'est pire que tout. Quand elle a déménagé, elle a laissé une partie de ses affaires sur le trottoir et le reste dans le jardin. Il y a des rats qui viennent se faufiler là-dedans, c'est immonde ». témoigne Julie Miller une voisine.
Diagnostic technique
La jeune femme n'est pas la seule à déplorer l'état de la maison. Un vent d'indignation souffle parmi le voisinage : « Il est hors de question. qu'une nouvelle famille vienne se réinstaller dans ce taudis. En plus ce n'est pas des gens faciles qu'ils nous ramènent », s'indigne un voisin.
Le « ils » désigne en fait l'Opac (Organisation public d'aménagement et de construction) propriétaire du bien. « Au vu des réactions que l'arrivée de nouveaux locataires a suscité nous allons faire un diagnostic technique pour évaluer la situation de cette maison », explique Carole Paincet, responsable des services généraux et fonciers de l'Opac.
Une vente incertaine
Si des travaux sont engagés, ce sera au grand dam de la mairie qui souhaiterait vivement acheter la demeure. Cette transaction leur permettrait de poursuivre le programme de réhabilitation des Isles : « Si nous arrivons à acheter cette maison à l'Opac, elle sera ensuite détruite. A la place, nous voulons installer un parc de jeux pour les enfants », explique le maire, Guy Deramaix.
En début de semaine, la municipalité a fait sa demande officielle d'achat. La mairie part avec un avantage certain, elle possède déjà le terrain en friche qui entoure la maison en question. Mais cela ne suffira peut-être pas.
Le bras de fer administratif risque d'être long.
Selon le directeur de l'Opac « c'est un contrat particulier qui concerne cette maison sur les plans financier et social ».
En effet, l'organisme n'aurait pas fini de payer cette maison à l'Etat, qui en était le premier propriétaire : « La seule solution pour l'Opac, afin d'amortir le coût de cet achat, a été de le louer. Ce qui complique d'autant plus la question de la vente entre eux et nous », estime Gérard Lessieux.
Ce n'est pas tout. le « dispositif vente HLM » répond à des dérogations strictes. Le rachat du logement est exclusif aux locataires de l'Opac.
Pour que la maison puisse être vendue à un acheteur non lié à l'Opac elle doit rester vacante pendant deux mois.
Au bout de ce laps de temps, le logement peut être vendu à un particulier.
De lourdes contraintes donc.
Si l'Opac a ouvert la route des négociations à la municipalité, quel argument sellera définitivement le sort de la maison ?

Isabelle Robert

L'union l'Ardennais