Publié le mardi 27 janvier 2009 - Vu 12 fois
Simon Ulrich se présente comme un homme de gauche.
R.H
«SORTIR le débat des conseils municipaux et des partis politiques. » Tel est l'objectif du débat public proposé par Simon Ulrich et le mouvement des jeunes socialistes, ce soir. « Aujourd'hui, on confronte nos idées principalement en période d'élection. La crise économique mondiale et ses répercussions sur le plan local sont des sujets sur lesquels il est intéressant d'échanger », explique Simon Ulrich.
Démocratie participative
Cet événement aura pour objectif d'établir un diagnostic commun sur le plan international et national, ainsi que sur le plan local. « Chaque parti présentera sa vision des choses, ses solutions, et pourra les confronter à celles du public », indique le jeune militant, qui se félicite de cet événement de démocratie participative, en présence notamment d'élus et de responsables politiques. « Les chefs d'entreprises sont aussi invités à participer », précise-t-il. « Les politiques ont répondu présent à notre invitation, Epernay avait besoin de ce dialogue et je suis content que le mouvement des jeunes socialistes ait senti ce besoin. » Karine Jary, présidente du groupe communiste du conseil général, Jean-Paul Angers, conseiller régional du parti socialiste, Nicolas Schmitt, Jonathan Rodrigues et Jacques Douadi du Modem, et Patrick Boivin de l'UMP, ont déjà confirmé leur présence. « Répondre aux questions du public va être un exercice intéressant pour eux. »
Simon Ulrich se présente comme homme de gauche, se rangeant notamment derrière Benoît Hamon, mais reconnaît le bon travail de Franck Leroy à la mairie d'Epernay. « Je pense qu'avec les autres partis politiques, on a des divergences, des solutions différentes aux mêmes problèmes, mais on a le même but : faire avancer la société. »
Proposer plutôt que s'opposer
Par le débat et l'échange, il souhaite « rebondir sur cette crise et prendre la voie du progrès ».
Le progrès, l'espoir, voilà ce qui a poussé le jeune étudiant en médecine à s'investir dans la politique, il y a deux ans, à la sortie du lycée. Après une prise de contacts avec les jeunes socialistes de Reims, il crée une section à Epernay à 17 ans. Avec une quinzaine d'autres jeunes militants, il participe activement à la campagne présidentielle de 2007 en distribuant des tracts et en collant des affiches. « Nous cherchons surtout à aller à la rencontre des jeunes et à discuter avec eux, le tract n'est qu'un prétexte finalement. » Les MJS ont aussi réalisé « En Mouvement », une publication qui se veut être « un outil de dialogue, pas de propagande », comme le précise son rédacteur.
Le MJS sparnacien est indépendant, il ne se contente pas de reprendre les directives du parti socialiste. La preuve, il n'a pas soutenu Marc Lefevre au second tour des dernières municipales, refusant l'alliance avec les sans étiquettes. « Aujourd'hui, il faut, à Epernay, une opposition qui propose au lieu de s'opposer. Si la gauche veut un jour l'emporter, elle devra s'unir », conclut le jeune homme avec pragmatisme.
Rémi Havyarimana
Débat public, ce soir à 18 h 30, à la maison des associations.
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site






Réagissez