Publié le mardi 15 juin 2010 à 08H30 - Vu 230 fois
Deux nouvelles conventions de partenariats seront bientôt signées entre l'Urca et deux universités flamandes.
Malgré un vote flamand prônant l'indépendance à 45 %, les partenariats entre l'université rémoise et des facs belges ne sont pas remis en cause.
SI les récents résultats sortis des urnes constituent un véritable séisme en Belgique, les partis indépendantistes flamands du pays ayant dominé le scrutin au nord, il est bon de rappeler que l'université de Reims Champagne-Ardenne (Urca) a conclu cinq conventions de partenariats et d'échanges avec différentes universités belges dans le cadre notamment du programme Erasmus. Quatre facs wallonnes, francophones et une université flamande, néerlandophone. C'est précisément le sort de cette seule et unique université flamande qui pourrait être remise en cause par la vague de bulletins indépendantistes qui a submergé les urnes de nos voisins. Du côté des coquilles de Croix-Rouge et des bancs de la faculté, indépendance, autonomie ou pas, cela ne changera rien à la donne. « À vrai dire, la Belgique n'est vraiment pas la première destination des étudiants rémois. La raison majeure est la proximité géographique, les étudiants semblent vouloir plus de distances. Par ailleurs, il n'y aucune barrière linguistique entre la Belgique wallonne et notre territoire. Or, une langue différente est ce que recherche nombre d'étudiants qui demandent à entrer dans le processus Erasmus », commente Laure Castin, chef du service Relations internationales auprès de l'Urca. Pas besoin d'aller plus loin d'ailleurs que la simple observation des chiffres. Cinq étudiants de l'Urca cette année sont partis étudier en Belgique. Et aucun Belge n'est venu user ses fonds de culottes sur les bancs des facultés de l'agglo rémoise ! Une gabegie ? Non, car des partenariats sont à l'étude et l'Urca continue de faire les yeux doux à nos voisins d'Outre-Quiévrain.
Paradoxe
Même si 45 % des électeurs flamands ont choisi de se tourner vers les bulletins de votes indépendantistes, les cadres de l'Urca n'en ont cure. « Le vote n'a aucune incidence sur les accords passés avec les universités belges. Nous sommes d'ailleurs en passe de conclure de nouveaux accords avec deux autres universités belges », poursuit Laure Castin.
Cocasserie ou ironie de l'histoire, les deux partenariats en cours de finalisation le sont avec des universités flamandes c'est-à-dire qui parlent, pour la majorité de leurs habitants, le néerlandais.
Si ces deux accords conventionnels aboutissent, l'Université de Reims Champagne-Ardenne pourra se targuer de détenir des collaborations avec sept universités. Ce qui place l'Urca dans le quinté de tête des universités françaises au nombre des relations avec des facultés et des organismes universitaires de l'autre côté de la frontière.
Th.D.
Le plat pays coupé
Tous les éditorialistes, qu’ils soient français ou belges, s’accordent sur le sujet, le visage de la Belgique va changer. Plusieurs sondages vont plus loin encore. Ils sont édifiants et symptomatiques de l’ambiance qui plane au-dessus du plat pays. D’un côté, les Flamands néerlandophones et de l’autre les Wallons principalement francophones. Tout ce petit monde parvenait à cohabiter tant bien que mal et malgré certains moments de tensions depuis des lustres. Jusqu’à dimanche soir.
En France, 66 % des sondés sont pour le rattachement des provinces wallonnes. Mieux encore, les Français vivant dans les régions frontalières sont encore plus enthousiastes à l’idée d’un rapprochement : 75 % des sondés habitant dans le Nord, le Pas-de-Calais, les Ardennes et la Meuse se disent pour. A noter que cette proportion est en hausse constante depuis novembre 2007, et le début du chant du cygne de la belle unité belge. On n’est toutefois pas à la veille de voir l’Hexagone s’étendre et les 23e et 24e régions naître.
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