Publié le mardi 15 septembre 2009 - Vu 1 fois
Au cœur de l'été, la députée UMP a dit partager les inquiétudes du conseiller régional PCF.
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SÛR que vendredi, au moment de l'inauguration officielle de la 15e édition du festival mondial des théâtres de marionnettes, ils et elles auront tous le petit doigt sur la couture du pantalon ou du tailleur, arborant un sourire radieux et heureux d'afficher une belle unanimité.
Mais elle ne sera, il faut bien le dire, que de façade…
Car c'est une évidence : l'avenir du festival tout comme le projet de pôle de la marionnette provoquent des divisions et même une belle cacophonie, à gauche comme à droite.
Le dernier épisode en date ne manque pas de sel. Au cœur de l'été, la députée UMP Bérengère Poletti a pris sa plus belle plume pour s'adresser au conseiller régional et adjoint au maire PCF Sylvain Dalla Rosa : « Concernant la biennalisation, je partage vos inquiétudes. Il me paraît évident que les financeurs ne pourraient pas consacrer des subventions aussi importantes que celles allouées jusqu'à ce jour… »
Sur le projet de pôle, que Claudine Ledoux voudrait voir transférer de l'ex-magasin Troussel à l'ex-école normale, la parlementaire se dit également en phase avec l'élu communiste : « Ce projet de réhabilitation semble périlleux. Et il ne faut pas perdre de temps au risque de perdre des financements… »
Le problème, c'est que dans le même temps, au moins sur la biennalisation, les amis de Mme Poletti, au conseil municipal et au conseil général, ont déjà acté ce changement de rythme.
Dans la luxueuse plaquette mensuelle du Département (il n'en coûte toutefois que moins d'un euro par habitant, ouf !), le président et sénateur UMP Benoît Huré admet dans son dernier éditorial que la « prochaine édition pourrait avoir lieu en 2011 ».
Et pour cause : l'assemblée a voté majoritairement en ce sens au mois de juin !
Et quant à localiser le pôle marionnettes sur le site de l'ex-école normale, le président avait confié en marge des débats : « Peut-être une bonne idée, mais un peu tardive… »
L'arbitrage du ministre ?
A gauche, ce n'est guère mieux. Loin s'en faut. Les communistes sont vent debout contre le passage à un rythme biennal. Et l'ont déjà fait savoir à plusieurs reprises.
Quant à l'idée soutenue par Claudine Ledoux de réhabiliter l'école normale, ils la jugent tardive, dangereuse (parce que les financements déjà acquis (via l'Etat) ne le seront peut-être pas ad vitam æternam) et d'un coût astronomique… Et en restent aux préconisations du plan d'urbanisme. Il faut à Jean-Baptiste-Clément construire des logements. Na !
Si ce n'est pas de la cacophonie, ça y ressemble un peu, non ?
Il faudrait peut-être que le ministre de la Culture vienne sur place remettre un peu d'ordre.
Le neveu de Tonton saurait sans doute comment s'y prendre pour régler ces affaires de famille…
Philippe MELLET
Le coût global d'une édition restant identique, si le rythme devient biennal, chaque partenaire (Etat, région, département, ville) devra multiplier sa subvention annuelle par 1,5. C'est mathématique…
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