Publié le jeudi 07 juin 2007 à 01H00
Seront-elles en service dimanche ?
Marie Joubert
LES machines à voter feraient-elles un nouveau retour sous les feux de la polémique. Gilles de Robien et son adjointe aux élections, Béatrice Leroux-Lepage communiqueront à leur sujet ce matin et ont convoqué demain, une nouvelle commission multipartis permettra de vérifier la régularité de la bonne programmation des ordinateurs de vote ainsi que la pose des scellés en présence d’un huissier de justice. Cette invitation a éveillé les soupçons de certains comme Maxime Gremetz (PC) qui l’a reçu avec « grand étonnement » ajoutant même : « Pourtant la sagesse l’avait emporté pour les présidentielles. Je constate avec consternation, écrit-il au maire d’Amiens, que vous revenez à la charge pour les législatives malgré l’opposition des forces politiques des élus et des citoyens. »
Il explique dans le paragraphe suivant qu’il ne se prêtera pas à cette opération. A partir de là, toutes sortes de rumeurs courent en ville sur la mise en place effective des machines dès le premier tour des législatives.
Comme d’habitude
« Ce serait vraiment de mauvais aloi », commente Jacques Lessard (groupe des Républicains et communistes) « qu’il (N.D.L.R. Gilles de Robien) annonce deux jours avant l’échéance que les machines à voter seront en place. »
L’élu de l’opposition municipale relativise quand même les faits : « Nous sommes juste convoqués comme d’habitude, le vendredi qui précède l’élection. La seule chose qui pourrait être annoncée c’est que les machines ne vont pas être mises dans les mêmes bureaux mais plutôt qu’elles tourneraient pour que la population puisse les essayer plus largement. Il me semble pourtant que la dernière recommandation du conseil constitutionnel est beaucoup plus nuancée qu’avant sur l’utilisation des machines à voter, son avis est beaucoup balancé et prudent. »
Une manœuvre de communication
Pour le Vert, Christophe Porquier qui a lui aussi tenté de savoir ce qu’allait annoncer le maire jeudi matin sans parvenir à percer le secret, il n’est pas envisageable que la mairie prenne une décision contraire à celle de maintenir le test.
« Ce serait une surprise dans l’autre sens que celle de la dernière fois. De toute façon, ils ne peuvent pas faire autrement. Les gens ont déjà reçu leurs bulletins dans les enveloppes. »
Et il avance pour expliquer cette annonce de jeudi matin : « Ils vont juste essayer de communiquer de façon positive sur le bilan après les présidentielles et montrer qu’il y a des tas de gens qui ont dit que ce n’était pas si terrible que ça. Pourtant les machines à voter sont massivement impopulaires et les témoignages qu’ils vont produire ne sont pas représentatifs de la majorité. »
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