Publié le vendredi 21 novembre 2008 à 01H00
Le plan de rénovation urbaine a enfin été signé, hier matin, en mairie et en toute discrétion. Personne n’était invité à ce qui est pourtant un événement attendu depuis des années.
Cette signature entre l’Agence nationale de rénovation urbaine (l’Anru), la Ville, la Région et les trois principaux organismes logeurs de Reims, va permettre de déclencher démolitions et restaurations d’immeubles dans les quartiers.
L’enveloppe globale se monte à 468 millions d’euros. La participation de l’Anru s’élève à 99 millions, la Ville donne 28 millions, Reims Métropole 6 millions, les bailleurs 253 millions, le conseil général, la Région et la Caisse des Dépôt verse le reste.
Si la Ville veut rester discrète sur ce programme, c’est à coup sûr pour préserver la campagne électorale d’Éric Quénard, en charge du dossier des quartiers. Elle a trop peur qu’en dévoilant dès maintenant le programme des démolitions et des « non » démolitions, elle lui fasse perdre des voix. Notamment sur Croix-Rouge où 449 démolitions et 381 constructions et réhabilitations sont prévues. Ils ont tellement peur qu’ils n’ont même pas invité le communiste et membre de la majorité, Michel Guillaudeau, à la signature. C’est dire la confiance qui règne entre les élus de la municipalité.
Catherine Vautrin, qui a beaucoup œuvré avec son copain Borloo pour avoir l’argent de l’Anru, n’était pas plus conviée.
Officiellement, la Ville fait savoir qu’elle préfère attendre de rencontrer les habitants avant de communiquer. En janvier, bien après les élections. Autrement dit, bien après la potentielle élection d’Éric Quénard comme député. La concertation si chère à la maire peut bien attendre un scrutin.
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