Publié le mardi 07 avril 2009
Régis Elbez : « Je ressens la forte attente des élus locaux et les forts enjeux de ce territoire ».
Frederique PETRE
EN veston croisé avec pattes d'épaules brodées, manches avec feuilles de chêne et olivier, casquette tissée d'or vissée sur la tête. Régis Elbez, le nouveau sous-préfet castel a revêtu hier pour la première fois son uniforme du corps préfectoral. Non sans émotion et une certaine fierté.
Ayant pris ses fonctions à la sous-préfecture castelle dans la matinée même, l'homme, comme le veut la tradition, s'est recueilli devant le monument aux morts de la place Paul-Doumer à 18 heures. De nombreux élus du Sud de l'Aisne, tous bords confondus, ont tenu à assister à cette première sortie officielle. Jacques Krabal, le maire de Château-Thierry, large sourire aux lèvres, ne cachait d'ailleurs pas sa satisfaction de l'accueillir.
Il faut dire que sa venue était fort attendue (lire nos éditions de dimanche et lundi) sur le territoire. Rien à voir avec ses prédécesseurs qui avaient été nommés dans un contexte social plus apaisé. Régis Elbez est conscient de la pression qui pèse de ce fait sur ses épaules : « Je ressens cette forte attente et les forts enjeux de ce territoire. J'ai toujours été habitué à avoir beaucoup de pression mais c'est pour moi, un élément catalyseur, dopant. Plus, il y a d'attente et plus, on peut travailler. Cette attente est pour moi un grand honneur ».
Cette première semaine en terres castelles va être fort bien remplie. Ce mardi matin, Régis Elbez doit rencontrer le préfet de l'Aisne, et les différentes autorités préfectorales. « L'après-midi, je rencontrerai le maire M. Krabal. J'ai aussi maintenu un rendez-vous pris par Paul Coulon (NDLR : sous-préfet de Soissons qui a assuré l'intérim castel pendant 9 mois) sur la sécurité routière. Ensuite je m'attaquerai aux dossiers de ce territoire ».
Dossiers économiques
Et notamment, les dossiers économiques « conséquents » car dit-il : « L'emploi est pour moi prépondérant. Il permet d'éviter des problèmes de délinquance, de dérives, de liens sociaux. Je vais prendre connaissances des faits et je compte rencontrer très rapidement l'ensemble des acteurs concernés pour trouver rapidement des solutions ».
Fort de son parcours - l'homme a été chargé « de monter des mécanismes de réponse communautaires dans le cadre d'une gestion de crise » - Régis Elbez est favorable « à l'anticipation » : « Si on attend la crise, on part à la catastrophe. En revanche, si on monte des plans d'actions qui peuvent être mobilisés en temps de crise, on est plus efficace. On peut être créateur d'espoir, si nous avons tous la force d'y croire ».
Et l'homme de conclure : « Je ne suis ni Superman ni un superhéros mais je serai là pour activer les bons leviers. J'ai confiance car je mesure tous les enjeux ».
Frédérique Pétré



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