Publié le jeudi 15 décembre 2011 à 08H59 - Vu 1181 fois
La nouvelle carte de l'agglomération rémoise qui fonctionnera en janvier 2013 ou 2014.
REIMS (Marne) Samedi, la première réunion des élus des seize communes de la nouvelle agglomération rémoise est aussi interdite à la presse.
SI la réforme des collectivités territoriales va accoucher ce soir d'un nouveau schéma départemental de coopération intercommunale dans lequel, sauf grosse surprise de dernière minute, Reims Métropole va passer de six à seize communes, force est de constater que la démocratie ne s'en sort pas grandie.
Tout s'est passé entre élus. Les débats ont été interdits à la presse, comme les réunions à propos du devenir de la base aérienne 112, et s'il n'y avait pas eu quelques coups de gueule puissants, poussés par quelques élus mécontents, nous aurions dû nous contenter de communiqués laconiques comme on dit.
Bref, au terme de six mois de discussions, la communauté d'agglomération Reims Métropole composée de Reims, Bétheny, Bezannes, Cormontreuil, Saint-Brice-Courcelles et Tinqueux va se marier par le biais d'unions voulues, consenties ou contraintes avec dix nouvelles communes voisines : Champigny (jusqu'alors membre de la communauté de communes Champagne Vesle), Sillery (communauté de communes Vesle-Montagne de Reims), Villers-aux Nœuds, Champfleury, Trois-Puits, Taissy, Puisieulx, Prunay (communauté de communes du Mont de Berru) et Saint-Léonard et Cernay-lès-Reims (communauté de communes de Taissy).
« Pour faire connaissance »
Les élus de toutes ces communes sont invités à une réunion samedi, à Reims, par Adeline Hazan, l'actuelle présidente de Reims Métropole. Une réunion à huis clos « pour faire connaissance, se parler et établir un calendrier pour l'année 2012 ».
Car même si ces dix nouvelles communes ne pèsent actuellement que 4 % du budget consolidé de l'actuelle agglomération, chacun, à Reims Métropole, a à cœur que l'intégration se fasse dans les meilleures conditions, pour assurer aux habitants les meilleurs services aux meilleurs coûts. Un sacré challenge.
Les communes de Courcy, Brimont, Saint-Thierry, Merfy et Chenay, pressenties pour aller avec l'agglo de Reims, rejoindront finalement d'autres intercommunalités.
Éclairage public Plus de lumière
L’agglomération rémoise dispose d’un réseau d’éclairage public de qualité. Les nouvelles communes qui vont la rejoindre seront en droit de réclamer la même qualité de service. Qu’il faudra payer à partir du budget principal de Reims Métropole.
Des bus vers les dix nouvelles communes ? : Quid des transports publics
Les bus des transports urbains rémois iront-ils un jour dans les secteurs de Cernay-lès-Reims, Champfleury, Sillery ou Champigny, dont certaines communes vont entrer dans l’agglomération rémoise ? Ce serait logique compte tenu des compétences exercées par Reims Métropole. Logique aussi compte tenu des nombreux déplacements des populations (clients et/ou salariés) de ces communes suburbaines vers Reims et les zones commerciales de Thillois, Champigny, Val-de-Murigny, Champfleury ou Croix-Blandin. Quelles dessertes seront mises en place, avec quelle fréquence ? Aux élus d’en décider. Une chose est sûre, c’est que les entreprises de dix salariés au moins de ces communes seront soumises au paiement du versement transport pour abonder ce budget spécifique.
Ordures ménagères : Quel montant de Teom?
La taxe sur les ordures ménagères fera sans doute aussi partie des sujets sensibles au sein de la nouvelle agglo.
Il faudra, d’une part, régler la question du qui fait quoi dans le ramassage et le traitement, les communes ayant leur propre organisation via le Sycomore, le Sycodec etc., et d’autre part ajuster au mieux le taux de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (Teom).
Avec quelques grincements de dents pour certaines communes dont les habitants ne payaient pas cette taxe.
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