Publié le mercredi 12 décembre 2007 à 01H00 - Vu 17 fois
illustration : la Mairie de Reims
Monique NOEL
LA droite est majoritaire à Reims, assez nettement même si l'on s'en tient aux résultats de l'enquête l'union TNS-SOFRES réalisée du 6 au 8 décembre dernier. Dans ce contexte, c'est le candidat UMP qui semble tirer le mieux son épingle du jeu dans la course à l'élection municipale. Le maire sortant, lui, subit un véritable affront.
« Que ce soit le taux de popularité ou le résultat des intentions de vote au premier tour, les chiffres sont particulièrement mauvais pour le maire sortant », commente Brice Teinturier, directeur de TNS Sofres. « C'est le signe d'un fort rejet. Il est très très rare dans nos enquêtes que le différentiel entre les bonnes ou mauvaises opinions soit négatif. C'est un désaveu très fort ».
Le directeur de l'institut de sondage souligne par ailleurs le faible taux de popularité des candidats rémois dans leur ensemble. « Aucune des personnalités ne peut se targuer d'une bonne popularité. Cela montre qu'ils ne sont pas si bien installés que cela dans la vie locale. »
Dutreil largement en tête à droite
Est-ce l'investiture officielle UMP ? Toujours est-il qu'à droite, Renaud Dutreil creuse l'écart avec ses adversaires. Dans tous les cas de figure, Catherine Vautrin est loin, sans parler de Jean-Louis Schneiter et Jean-Marie Beaupuy qui obtiennent des scores très faibles.
« On est certes à trois mois du scrutin et l'élection n'est pas vraiment lancée mais des choses sont en train de se mettre en place », souligne le patron de TNS Sofres. « L'avantage de Renaud Dutreil sur les autres candidats de droite semble très marqué. Il faudrait qu'il fasse de grosses erreurs dans sa campagne pour le perdre ». L'hypothèse d'une absence de Jean-Louis Schneiter ne modifie pas la donne.
A gauche, Adeline Hazan, bien que présente en tête, ne profite pas du faible score des extrêmes. Le total des voix avec Lutte ouvrière atteint à peine 34 % (une liste LCR a été officialisée hier). En 2001, les différentes listes de gauche totalisaient 44 % au premier tour.
Au second tour, notre sondage montre qu'un duel serait très largement fatal à la candidate de gauche. Son salut par contre pourrait venir d'une division à droite. Dans l'hypothèse d'une triangulaire, c'est en effet Adeline Hazan qui l'emporte. « Catherine Vautrin détient en quelque sorte les clés de cette élection », souligne Brice Teinturier. Celle-ci pourra se maintenir sans problème si elle le souhaite, une liste pouvant en effet se présenter au second tour si elle a obtenu un nombre de voix au moins égal à 10 % des suffrages exprimés. Reste ensuite l'inconnue de la participation. Celle-ci n'a cessé de baisser lors des derniers scrutins municipaux pour atteindre à peine 51 % en 2001. Une donnée importante quant on sait qu'il y a six ans Jean-Louis Schneiter n'avait été élu qu'avec 1.571 voix d'avance.
Dossier réalisé par Grégoire Amir-Tahmasseb et Alain Moyat
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