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La CCEPC encore au cœur des débats municipaux hier soir

Publié le mardi 11 mai 2010 à 13H00 - Vu 26 fois


Marc Lefèvre (en médaillon) est le 3e élu de l'opposition à Épernay qui siégera à la CCEPC.

Marc Lefèvre (en médaillon) est le 3e élu de l'opposition à Épernay qui siégera à la CCEPC.


EPERNAY (Marne). Peu de débats hier soir, à l'exception toutefois de l'entrée des trois communes dans la CCEPC. L'élection d'un nouveau conseiller communautaire a aussi fait jaser.

IL faut croire que la communauté de communes fait tourner la tête d'Épernay. Car c'est une fois encore la CCEPC qui a cristallisé l'essentiel des débats lors du conseil municipal d'hier soir. D'abord parce que tel qu'annoncé, Franck Leroy a soumis au vote une délibération visant à refuser la modification des statuts induite par l'adhésion de trois nouvelles communes dans la CCEPC (Vinay, Moussy et Brugny-Vaudancourt).
Comme il l'avait déjà évoqué lors du conseil communautaire, le maire d'Épernay a, une fois encore, rappelé qu'il n'était simplement pas d'accord avec « les modalités ». « Nous rappelons que nous sommes d'accord avec le principe, c'est un geste politique », a justifié Franck Leroy. « Mais il faut également maintenir la représentativité d'Épernay. » Mais l'affirmation en une seule délibération que les communes sont les bienvenues, tout en refusant de facto leur entrée, provoque les réactions dans l'opposition. « Il y a deux questions dans cette délibération », réagit Michel De Lillo (sans étiquette). « C'est un vote ambigu », enchaîne Jean-Paul Guillot (SE), pour qui ce geste risque d'accentuer « un rapport de forces ». « Cela ne va pas arranger vos relations avec le président de la communauté de communes », poursuit-il. « Ne cherchez pas à alimenter un conflit qui n'existe pas », réplique à son tour Franck Leroy. Dans un peu plus d'un mois, rappelle-t-il, le conseil municipal votera « deux fois oui » à l'entrée de ces trois communes. Une fois que les statuts auront été modifiés, une fois que la représentativité d'Épernay sera assurée. L'opposition municipale s'est finalement abstenue, la délibération a été adoptée.
Pendant ce temps, un vote à bulletins secrets pour élire un troisième conseiller communautaire issu de l'opposition était organisé pour départager les deux candidats Marc Lefèvre (PS) et Jean-Paul Guillot.


« Magouille »
Plus surprenant cette fois, c'est le candidat socialiste qui a remporté une majorité des suffrages. Sur les 31 suffrages exprimés, 25 bulletins ont été comptabilisés pour Marc Lefèvre et 6 pour Jean-Paul Guillot. Un fait qui a largement fait réagir, une fois le conseil terminé.
« C'est de la magouille politicienne, la rumeur d'un accord entre Leroy et Lefèvre alimentait les rumeurs dans le cortège samedi », déplore Michel De Lillo, fâché de voir que la majorité avait, cette fois-ci, pris part au vote, alors qu'elle s'était abstenue pour les élections des deux conseillers communautaires de l'opposition précédemment.
Simple question de représentativité, selon Franck Leroy. « Comme ça, tous les groupes de l'opposition ont leur siège. C'est pour cela que j'ai voté pour Marc Lefèvre. » Voilà qui est dit.
J.G.-A.

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Les dernières contributions


peut être

11/05/2010 à 22h44

filochard51
c'est LEROY des maux...

MANSA

ici, là ou ailleurs

11/05/2010 à 13h52

On est pour l'entrée d'autres collectivités parce que cela fait mauvais genre d'être contre lorsqu'on est UMP et que l'intercommunalité est l'une des réformes phares du moment. Mais on fait en sorte que ce soit inacceptable pour les autres, en mettant pour condition la main-mise de la ville-centre sur la structure, sans tenir compte de la représentation proportionnelle de la poupulation. Et on fait élire un opposant politique pour pouvoir lui faire retomber dessus la responsabilité si rien de cohérent ne sort des consultations futures. Le seul problème, c'est qu'aujourd'hui plus qu'hier (et bien moins que demain- air connu-), le citoyen se responsabilise. Et on ne pourra pas s'empêcher de voir cette manoeuvre bassement politicienne comme une volonté sparnacienne de ne récupérer que les projets positifs en terme d'image, et de repousser vers les communes périphériques, tout ce qui est nécessaire, mais source de nuisances.

Filochard51

Autour d'Epernay

11/05/2010 à 13h11

Que tout cela est triste, en attendant les rues attendent toujours la peinture sur les passages cloutés, le rues du centre ville sont défoncées.
Pour ce qui est du mot: magouille, j'ai l'impression que sur le bassin d'Epernay ce mot est roi.

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