Publié le lundi 30 janvier 2012 à 11H12 - Vu 102 fois
Adeline Hazan l’avait annoncé, il l’a fait… Lionel Jospin a rendu visite à la cité des sacres, les 25 et 26 janvier. Mercredi dernier, il a participé à un petit jeu de questions-réponses avec les étudiants de Reims Management School, en se refusant à parler politique, ou du moins de campagne électorale. Il a bien raison Lionel, cela pourrait porter malheur au camarade François, et puis, un mot compris de travers émanant du dernier hiérarque socialiste à avoir exercé des responsabilités gouvernementales ! La polémique serait furieuse.
Après avoir fait œuvre didactique avec les petits jeunes de RMS qui l’ont trouvé très bien, surtout depuis qu’il a arrêté la politique, Lionel Jospin est allé casser la croûte avec quelques camarades rémois, dont Mme Hazan et M.Pugeault, dans la salle du fond du Petit comptoir, rue de Mars… après quoi retour au bercail, Hôtel de la Paix, une adresse plutôt chicos, où une tapée de caciques du Parti avait créché lors du sacré congrès de Reims.
C’est de là, (1) jeudi matin, après un bon p’ti dej, qu’une Citroën grise C6 municipale et avec chauffeur est venue le cueillir pour le conduire jusqu’à la mairie (2). Petit conciliabule avec Mme Hazan… M. Jospin a l’air ravi…(3)La cour rapplique, et tout le monde prend à pied, la direction du Boulingrin, l’une des merveilles du monde après le Parthénon et le Taj Mahal… Là explication de texte sur la renaissance du hangar, avec casque de chantier sur la tête, des fois qu’un morceau de voûte tombe du ciel. A noter la façon très cool de porter le casque de notre bonne maire : posé crânement en arrière de la tête comme le canotier de Maurice Chevalier, ou celui de Charles Trenet…
Quant à Eric Quénard, extatique, son casque semble léviter au dessus de son crâne, au sein duquel tempêtent les perspectives de la campagne législative (4).
Seconde merveille urbaine,le tramway, redécouvert en France après avoir été systématiquement démonté partout où il circulait précédemment, pour être finalement réinstallé à grands frais. Avant d’embarquer, histoire de se réchauffer un coup, la petite équipe proche du peuple et des « djeuns » s’est livrée à quelque exercice de street dance (5).
Puis M. Jospin est monté dans cet étrange engin qu’est un tram, après avoir composté sa carte machin-chose ; on lui a expliqué comment ça marche, et le train-train a transporté tout son petit monde du côté de Croix-Rouge, le temps de quelques photos souvenirs, notamment avec des représentants de la diversité. Retour au centre ville et cap sur la cathédrale. Hiératique, tout de noir vêtu dans son grand manteau boutonné jusqu’au cou, tel la créature du Nosferatu de Murnau, Lionel de Ré, toise les statues des Saints, pendant qu’on lui raconte plein d’histoires intéressantes… (6) Une fois sous les croisées d’ogives de la nef, le temps est venu des apparitions (7). Inspirés par la lumières surnaturelle des vitraux, les camarades en pleine crise mysticopolitique ont peut-être cru voir Dieu, leur Dieu, Tonton, qui leur indique la route. Alors évidemment, ça secoue !
D’ailleurs, peu avant cet épidode, en pleine rue, Serge Pugeault, en tenue populaire, zonblou, jean Tati et écharpe Xtrasse, a été subitement secoué d’un spasme d’enthousiasme, tel un quacker (8), à moins que ce ne soit une nouvelle passe de hip hop, inspirée par le James Brown de Sex Machine…
Mais tout ceci ne nous regarde pas, car la visite de Lionel était « privée ».
Reportage fictif : Philippe Le Claire
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