Publié le samedi 21 novembre 2009
L'opposition de gauche a pu consulter les marchés publics passés avec Cofély.
Fr¿d¿rique PETRE
JACQUES KRABAL, maire de Château-Thierry n'a toujours pas répondu à son prédécesseur, Dominique Jourdain. Il ne lui a pas clairement dit qui avait financé le feu d'artifice des Fêtes-à-Jean, alors il s'interroge toujours sur « la volonté manifeste de Jacques Krabal de dissimuler la chose ». Même si l'union a mené l'enquête (édition du 6 novembre), l'ancien élu, chef de file du groupe « Château-Thierry, j'aime ma ville » ne s'en accommode pas. Ses soupçons restent intacts : « Une manœuvre se prépare-t-elle pour que Cofély, actuellement titulaire du marché jusqu'en mai 2010, remporte le prochain marché public d'exploitation et d'entretien des bâtiments communaux, on peut s'interroger vu la volonté délibérée de ne pas nous répondre ! » L'élu poursuit : « S'il s'avère qu'un pacte occulte de silence a été passé entre eux, il faudrait en déduire qu'ils ont cherché, de concert, à contourner les règles essentielles des marchés publics ».
Dominique Jourdain conclut : « Seule la révélation officielle de ce financement permettra de lever des doutes qui, sans cela, vont d'autant plus peser sur la prochaine procédure de mise en concurrence ».
Et la droite ?
S'agit-il là d'un nouvel épisode entre les deux hommes qui ne s'apprécient guère ? « Pas du tout, rétorque M. Jourdain, nous sommes élus, nous représentons une partie de la population, on connaît bien les dossiers de cette ville, c'est notre rôle de dénoncer de mauvaises pratiques qui peuvent nuire à la ville. Si nous restons silencieux, on se rendra complices. Je regrette que l'UMP soit d'ailleurs aussi complaisante ! »
Mais que pense l'UMP justement de toute cette affaire ? « C'est affligeant, résume Frédérique Yonnet, le sujet nous interpelle mais le maire a le bénéfice du doute, tant qu'il n'y a aucune preuve de corruption. S'il y a eu quelconque infraction, on réagira mais c'est prématuré. Le sponsoring ne nous gêne pas dans la mesure où il est fait dans une totale transparence ».
L'élue enchaîne : « Arrêtons ces conflits de personne, les Castels méritent mieux que ça ! » La droite en tire-t-elle profit ? « Nous n'en tirons aucun bénéfice car ces histoires éclaboussent la classe politique dans son ensemble. Si on commence à surfer sur ce type de comportement, on est mal parti. On ne fait pas de gorges chaudes de tout ça ».
Frédérique PETRE
Cofély a obtenu le marché en 2003 pour 5 ans à l'issue d'une procédure d'appel d'offres. Ce marché a fait l'objet de 3 avenants de prorogation en avril et juin 2008, ainsi qu'en mai 2009. Le marché (NDLR : qui coûte à la collectivité 824.000 euros TTC par an pour 38 chaufferies) prend fin en mai 2010.





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