Publié le dimanche 10 janvier 2010
Les écologistes veulent figurer dans le trio de tête des forces politiques régionales.
«S'ILS me radient, ils se coupent le bras », menace Dominique Jourdain, présent hier à Amiens pour la présentation des listes d'Europe Ecologie en Picardie. Comme nous l'annoncions hier dans nos colonnes, le toujours secrétaire de section du PS et ancien maire de Château-Thierry figure bien en quatrième position sur la liste axonaise d'Europe Écologie. La Saint-Quentinoise Michèle Cahu, ancienne camarade de jeu de Maxime Gremetz jusqu'en 2006, année où elle a rejoint le groupe Verts-PRG, figure en tête de liste. Elle est adhérente chez les Verts depuis 2007. Elle est suivie par Franck Delattre, actuel conseiller régional.
Son choix, Dominique Jourdain l'explique avec vigueur.
« Je n'ai jamais été entendu par le PS, confie-t-il. Je milite pour sa rénovation qui peine à se mettre en œuvre. II me semble que le courant Europe Écologie peut participer au rassemblement de toute la gauche afin notamment de lutter contre la fracture sociale. Le courant est plus mature et plus innovant que le PS qui d'une certaine manière est coupé de la réalité. Europe Écologie peut sauver la gauche. »
Emmené par le très charismatique Christophe Porquier, qui a officié avec aplomb comme Monsieur Loyal, hier midi lors de la présentation de sa liste régionale, Europe Écologie compte bien dammer le pion au Front National, dont le score est sujet à toutes les supputations, au soir du premier tour, le 7 mars : « Nous nous présentons pour être dans le trio de tête afin de faire avancer nos idées et nos projets qui seront présentés en février, confirme Christophe Porquier, conseiller principal d'éducation à Amiens. En un an, nous avons perdu 17 000 emplois. Il est possible de marier écologie et économie. La politique du gouvernement est inefficace. Nous croyions fortement que la région est un échelon pertinent pour agir et donner du travail aux gens. »
« Six ans après, l'écologie est dans le discours de l'ensemble de la gauche. Ce n'est plus exotique », ajoute Arnaud Caron, actuel vice-président en charge de l'économie à l'origine du document évoquant la « faillite » de la région. « Il fallait que je dise ce que j'avais sur le cœur, même si ce n'est pas facile », confie avec le recul celui qui a réussi son concours à l'ENA et s'apprête à embrasser une carrière d'administrateur civil.
L'actuelle présidente du groupe Verts-PRG à l'assemblée régionale, Isabelle Maupin, de l'Oise, figure en place non éligible. Elle n'aurait pas fait l'unanimité dans son département : « Je suis contente du travail que l'on a fait, a-t-elle témoigné, les larmes aux yeux. Notre mouvement est passé dans une autre dimension. L'heure est au passage de témoin à une équipe forte et jeune. »
Isabelle BOIDANGHEIN






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