Publié le mercredi 06 août 2008 à 01H00 - Vu 4 fois
REUNIONS,CONF DE PRESSE ET MEETING DE XAVIER BERTRAND SECRETAIRE GENERAL ADJOINT DE L'UMP EN CHAMPAGNE ARDENNES AFIN DE SENSIBILISER LES SARKOSISTES EN VUE DES ELECTIONS REGIONALES RENAUD DUTREIL DEPUTE UMP DE REIMS
Christian Lantenois
DANS une opération de communication dont il est coutumier, le député rémois Renaud Dutreil a fait savoir dans un quotidien parisien - merci pour les Rémois - qu'il allait quitter la politique, pour prendre en septembre la présidence de la filiale de Vuitton Moët Hennessy à New York (l'union d'hier). Nous avons voulu savoir ce qui va maintenant se passer à Reims sur la 1re circonscription Reims-Tinqueux-Bezannes-Ormes-Thillois où il avait été élu pour six ans député, le 18 juin 2007.
Pas au courant
« Nous n'avons pas encore la confirmation qu'il a présenté sa démission » nous ont répondu hier les services de la préfecture. « Comme il n'y a encore rien d'officiel, nous n'avons pas envie d'extrapoler. Nous n'avons pas envie d'en parler. » Fermez le ban.
Quid du suppléant ?
Suppléant de Renaud Dutreil, Salim Daoud, chef du service pédiatrique du CHU, risque fort de ne jamais s'acquitter de cette mission. Un coup d'œil sur le site de l'Assemblée nationale nous dit pourquoi. Il aurait pu prendre la place du député si celui-ci était mort, s'il avait été nommé au gouvernement ou au conseil constitutionnel où s'il s'était vu confier par le gouvernement une mission temporaire de plus de six mois. Jusqu'à aujourd'hui, il n'a jamais été question que Renaud Dutreil, par exemple, soit missionnée pour suivre pour la France les élections américaines ! Déjà, semble-t-il, qu'il avait eu du mal à faire un rapport sérieux pour l'Afrique !
Donc Salim Daoud ne le remplacera pas, qui ne l'aurait peut-être pas souhaité d'ailleurs, après les déboires des municipales et les coups bas reçus à cette époque (NDLR : nous n'avons pas pu le joindre à son domicile).
Falala dans les starting-blocks
Alors, si Renaud Dutreil confirme bien sa démission de député, des élections devront être organisées dans les trois mois suivant la réception de son courrier.
Onze candidats s'étaient présentés sur cette circonscription le 11 juin 2007. Combien seront-ils cette fois ? Élu seul contre tous en 2002, lâché par l'UMP associé au Parti radical en 2008 qui lui a préféré Renaud Dutreil, le Rémois Francis Falala annonce d'ores et déjà, « qu'évidemment », il sera candidat. Pourquoi ? « J'ai déjà exercé la fonction. J'étais député sortant en 2007. je pense que je peux encore être utile et apporter mon expérience. » Sur la démission du député qui a bien failli le tuer politiquement, pas un mot méchant. Depuis, il est vrai, Francis Falala a été réélu conseiller général (sans étiquette) du 2e canton. « Ça le regarde. C'est une opportunité intéressante avec une fonction importante. Je lui souhaite une pleine réussite dans ses nouvelles fonctions. »
Quénard : « J'ai la légitimité »
Conseiller général socialiste, premier adjoint d'Adeline Hazan, Éric Quénard n'a pas encore pris de décision. « J'ai toute la légitimité pour être candidat sur cette circonscription où j'ai fait près de 47 % en 2007 dans un contexte défavorable à la gauche. » Pas surpris par la démission de Renaud Dutreil dont il constate « qu'il avait fait une déclaration d'amour peu sincère aux Rémois », Éric Quénard regrette surtout « que le député abandonne les habitants de Reims, Tinqueux, Ormes, Bezannes et Thillois au milieu du gué. Si on veut que la parole des politiques reprenne du sens, il faut qu'ils respectent leurs engagements. »
« Une bonne opportunité se présente aujourd'hui dans cette circonscription traditionnellement difficile pour la gauche » estime de son côté la maire Adeline Hazan. Une élue qui rappelle que « la venue de Dutreil sur Reims n'était qu'une histoire de carrière personnelle. Ni Reims, ni les Rémois ne l'intéressaient. »
Alain Moyat
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