Publié le dimanche 03 avril 2011 à 11H00 - Vu 88 fois
Aucun syndicat ne peut se prétendre entièrement hermétique au FN. Les dernières cantonales ont révélé plusieurs candidats frontistes par ailleurs syndiqués. Les cas relatifs à la CGT et la CFDT dans le Nord et l'Est de la France ont été les plus médiatisés. Mais, l'Aisne n'est pas restée à l'écart de ce qui pourrait devenir un phénomène de fond. Ainsi, dans le canton de Bohain, un secteur du Saint-Quentinois particulièrement touché par la crise économique, c'est José Nain qui défraye la chronique.
Le représentant du FN battu dimanche dernier par le socialiste sortant Michel Collet (64, 8 % à 35, 2 %) était plus connu pour son engagement syndical que politique puisque depuis deux ans il est l'un des repréentants de FO au conseil de Prud'hommes. Ce qui oblige le candidat syndicaliste a quelques contorsions théoriques frisant le grand écart intellectuel. D'un côté le frontiste défend « le travailleur français », de l'autre l'élu de FO défend tous les salariés y compris les immigrés. « Je sais qu'ils ont des droits, je respecte la loi et je les défends. Je ne mélange pas tout », a-t-il expliqué pour défendre une double casquette qu'il assume pleinement en estimant ses deux engagements compatibles. Ce qui n'est pas du goût de son syndicat qui a annoncé que le cas serait évoqué devant sa commission des conflits.
Au fait, pourquoi FO n'a-t-elle pas dénoncé publiquement la participation de son militant aux cantonales avant le verdict des urnes ?
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