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Conseil municipal / La colère de Christine Michel

Publié le mardi 23 septembre 2008 à 01H00 - Vu 75 fois


Toujours beaucoup de monde aux réunions de conseil.

Toujours beaucoup de monde aux réunions de conseil.

Alain Moyat


CHAUDE, chaude ambiance hier soir au conseil municipal où les élus étaient invités à examiner le budget supplémentaire 2008. Sans jamais prononcer le mot, la maire Adeline Hazan, s'appuyant sur les résultats de l'audit financier Klopfer, a tout d'abord mis en cause l'héritage laissé par son prédécesseur. « Je suis en colère parce que la situation financière n'est pas bonne alors que les impôts ont augmenté de 28 %. Dans le rapport que le maire avait eu en 2005 il y avait des signaux d'alarme. Si l'équipe continuait à avoir une gestion défaillante, une politique d'investissement sans fil conducteur elle allait droit dans le mur. Si nous sommes loin du dépôt de bilan nous allons devoir faire passer les investissements de 80M à 50M€ par an. Nous ne renoncerons pas à notre projet politique et déjà nous commençons avec ce budget de 7,6M€ de diminuer de 3M€ la part des emprunts de la ville. Nous proposerons en 2009 un budget de rééquilibrage et pas un budget de crise. Il n'y a pas péril en la demeure car il y a à la tête de la ville une équipe raisonnable. » Après avoir aussi exprimé sa colère contre le désengagement de l'État qui « ferme la base aérienne 112, réduit les concours financiers, met fin aux contrats aidés et parle de supprimer le fonds de compensation de la TVA, » l'élue a cédé la parole à l'opposition.
Pour l'UMP et les divers droite, c'est Jean-Marc Rose qui a dit à la maire qu'elle ne devait pas se retrancher derrière l'héritage car elle connaissait la situation. Demandant à la maire de réduire les investissements et mettant en doute sa capacité à faire passer les charges de fonctionnement de 5 % à 2 % pour éviter d'aller droit dans le mur, le conseiller a reproché à la maire de ne pas affecter l'essentiel de l'exercice à la diminution de la dette. Il lui a reproché aussi d'avoir impacter les comptes de 150.000€ en décidant d'augmenter les adjoints et sans doute d'autant pour renforcer son Cabinet et financer des postes d'assistants de groupes.
L'allusion aux indemnités des adjoints a particulièrement énervé l'adjointe aux sports Christine Michel. « Le président de la République s'est augmenté de 174 %. » Réclamant un vrai statut de l'élue, réaffirmant que son équipe était là avant tout « pour le bien public » n'a pas pu s'empêcher de recadrer Catherine Vautrin : « une députée qui gagne 12.000€ par mois, a des frais d'habillement, de transport et aura notamment à partir du 1er octobre comme vice présidente de l'Assemblée nationale une voiture avec chauffeur, le droit d'organiser des réceptions à l'assemblée, des prêts à 2 % etc. »
- « Vous tapez fort » a répliqué Xavier Albertni, le bras droit de Catherine Vautrin. « Le droit d'inventaire de Jean-Louis Schneiter n'a pas à être noirci. Les investissements faits rendent service à l'ensemble des Rémois. »
-Adeline Hazan : « On tape fort parce qu'à un moment donné on en a marre. Je pourrais dire que c'était la même chose pour Jean-Marie Beaupuy, député européen qui cumulait cette fonction avec un salaire d'adjoint. »
- « Votre colère me rappelle celle d'une candidate aux présidentielles dans un débat » a répondu Catherine Vautrin. « Vous ne pourrez pas vous abritez toujours derrière l'héritage. Si demain un socialiste rémois (NDR : Éric Quénard) est élu à l'assemblée nationale, il cumulera aussi les indemnités. Vous ne pouvez pas dire que vous voulez réduire les charges de fonctionnement tout en augmentant les indemnités des adjoints. »
-Adeline Hazan : « c'est malsain quand il s'agit de vous, mais quand les adjoints se font insulter, c'est normal. La situation est plus grave que nous le pensions. Mais dans six ans, les Rémois jugeront notre action. »
Le budget supplémentaire a été adopté. L'opposition, unanime a voté contre.
Alain Moyat

***
La ville divisée en 12 quartiers

Hier lors de sa réunion, le conseil municipal moins les huit élus UMP et divers droite qui ont voté contre ont décidé la création de nouveaux conseils de quartiers.
Désormais Reims n'aura plus huit quartiers comme en avait décidé l'ancienne municipalité, mais douze qui se décomposent comme suit :
- Barbâtre, Saint-Remi-Verrerie,
- Bois d'amour-Courlancy-Porte de Paris,
- Centre ville,
- Cernay-Epinettes-Jamin-Jaurès,
- Charles-Arnould-Clairmarais,
- Châtillons,
- Chemin-Vert-Europe,
- Croix-Rouge-Hauts de Murigny,
- La Neuvillette-Trois Fontaines,
- Laon-Zola-Neufchatel-Orgeval,
- Maison-Blanche-Sainte-Anne-Wilson,
- Murigny.

L'esprit de ces conseils, leur constitution et leur rôle a été largement débattu par les élus.
Lire notre prochaine édition.
A.M.

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