Publié le samedi 10 avril 2010 à 12H00 - Vu 81 fois
Élise Garrez s'est éteinte au terme d'une vie bien remplie.
Avec la disparation d'Élise Garrez, pour le club du Bon air des aînés ruraux ainsi que pour l'ensemble des habitants d'Autry, c'est une des figures les plus marquantes du village qui s'en va.
Née en février 1916 à Cirey, en Haute-Marne, elle venait d'avoir 94 ans, atteignant un âge qu'on qualifie de « respectable ». Elle s'est éteinte au terme d'une vie bien remplie.
Sa carrière d'institutrice commence de façon assez peu banale : en septembre 1940, elle est réquisitionnée par le Chef de la Kommandantur d'Autry pour faire l'école aux enfants du village, pendant plusieurs mois. Sa vraie carrière d'institutrice débute en 1944 à l'école Jeanne d'Arc de Vouziers. Elle fait un petit passage à Landèves, puis, à la fin des années 48/49, elle enseigne à Epernay.
Puis elle reviendra dans le Vouzinois pour effectuer l'essentiel de sa carrière à l'école Saint-Louis jusqu'en 1976. Femme d'action, de caractère et de conviction, elle décide de s'engager dans la vie politique du village. Elle entre au conseil municipal en 1959 et, après trois mandats comme conseillère, elle devient maire d'Autry en 1977, puis en 1983, jusqu'en 1989. Elle s'acquittera de sa tâche avec intelligence, bon sens et une autorité surprenante pour un si petit bout de femme.
Sur les conseils de Jacques Sourdille, à l'époque président du Conseil général des Ardennes, elle mènera à bien la réalisation du terrain de camping, qui est toujours à l'heure actuelle le seul terrain de camping du Canton.
Sa dernière sortie en public a eu lieu le 2 mars dernier à l'occasion du repas des anciens, entourée de ses amis du club, dont elle était la plus ancienne adhérente et ancienne vice-présidente.
Par sa personnalité, mademoiselle Garrez, Mademoiselle Élise, ou tout simplement Élise ou Lisette selon le degré de connaissance ou de familiarité qu'on avait avec elle, a marqué toutes les personnes qu'il lui a été donné de côtoyer ou de rencontrer et a su susciter chez toutes une grande estime et un grand respect.
Le club du Bon air et les villageois s'en souviennent.
Notre journal présente ses condoléances à sa famille et ses amis.
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