20 pour, 12 contre la vidéoprotection!

4 contributions

Publié le vendredi 29 janvier 2010

Jacques Krabal lors du dépouillement du vote.

Jacques Krabal lors du dépouillement du vote.

Fr¿d¿rique PETRE

DANS le match opposant les aficionados de la vidéoprotection à ses détracteurs, les premiers ont remporté la partie, mercredi soir, au conseil municipal. Haut la main, se réjouiront-ils, la demande de subvention pour l'installation d'un système de vidéoprotection ayant été validée par 20 élus pour, 12 contre et 1 abstention.

Le sujet aura en préambule entraîné de savantes discussions. Des opposants surtout. Et pas des moindres puisque certains figurent dans les rangs de la majorité. Comme Claude Fillion, par ailleurs commerçant : « La commune doit-elle s'engager les yeux fermés dans cette mode au moment même où l'Angleterre en revient avec dépit ? Est-il raisonnable d'y investir des budgets publics au détriment fatal d'autres actions de prévention ? ». Fabrice Frère, un acolyte, trouve le projet « prématuré » et estime « qu'il est important de replacer l'homme au cœur de la solution ». Sous entendu, faisons confiance à la police. Il ajoute : « La caméra descendra t-elle de son perchoir pour s'interposer physiquement ? ». Pour Mohamed Rezzouki adjoint aux travaux, « il est contradictoire d'installer de la vidéosurveillance alors que les actes délictueux sont en baisse ».

Avis plus nuancés

L'opposition de gauche émet un avis plus nuancé. Jean-Marie Turpin réclame une réunion dans les plus brefs délais avec les autorités pour « prolonger la présence policière dans le centre-ville » même si c'est au détriment d'autres missions. Dominique Jourdain veut s'assurer que « l'Etat respecte ses engagements de sécurité publique » avant de se lancer dans la vidéoprotection. « Si on veut être efficaces, il faut les deux ! L'Etat ne doit pas se décharger à bon compte de ses responsabilités ! ». Il enchaîne : « Si on se précipite dans cette délibération, nous aurons affaire à d'autres demandes légitimes de commerçants de Blanchard ou des Vaucrises ». Et l'ancien maire dans son envolée lyrique de lancer à l'assemblée : « Envahissons la sous-préfecture dès demain ! ».

Peu de « pour » s'exprimeront lors de cette soirée, préférant sans doute le geste (le vote) à la parole. Il y aura néanmoins, Frédérique Yonnet, élue de la Droite unie, Isabelle Jacob, 1re adjointe : « Pensons aux agressés qui méritent considération », Daniel Gendarme « en attendant le renfort de l'Etat ne restons pas les bras croisés », Bruno Beauvois « ne prenons pas les citoyens en otage dans ce bras de fer avec l'Etat », ou encore Jacques Krabal, « combattre les exactions, c'est aussi notre combat politique ! ».

Sollicité par Mme Yonnet, un vote à bulletin secret a clos les débats. Pour info, les caméras seraient installées place de la mairie, Grande rue et sur le parking de la SNCF. Montant estimé du projet : 90 000 € HT. Ayant les coudées franches, la municipalité va dès lors solliciter « tout financeur potentiel ».

Frédérique PÉTRÉ

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Les dernières contributions


air2rien

30/01/2010 à 20h20

Avec 3 caméras, seul un ensemble restreint des commerces serait doté de vidéo surveillance. Dont la place de la mairie! Qui y-a t-il donc là à protéger ?

french_redneck

30/01/2010 à 18h32

La vidéo c'est pipo! Rendez nous le code pénal d'avant le gouvernement "Rocard" et la criminalité va baisser. La trouille repassera du bon coté de la barriere!

le lutin

29/01/2010 à 14h18

Pour ma part, 90000€ HT est équivalent à un employé durant 90 mois, ce qui représente 7.5 années de salaire au smic pour une personne! De plus, la vidéo surveillance ne règle pas le problème des voleurs cagoulés car tant que le visage n'est pas dévoilé, la vidéo ne pourra pas être acceptée dans un tribunal. Donc au final 90 000€ de dépenses pour peu de résultats!

HABITANT02

29/01/2010 à 12h13

Bonjour et haut les mains!
Je suis commerçant mais pas installé Grande Rue et j'ai peur tous les soirs ( vers 20h)à la fermeture de mon commerce. Alors investir 90.000 € ht de notre argent dans des caméras pour protéger 10% des commerces ne me semble pas opportun en moment de fin de crise.

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