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Vœux au centre hospitalier universitaire Vers la résurrection

Publié le samedi 22 janvier 2011 à 12H00 - Vu 188 fois


Jean-Paul Michelangeli (en médaillon) a pu retrouver de la sérénité avec bientôt un retour à l'équilibre.

Jean-Paul Michelangeli (en médaillon) a pu retrouver de la sérénité avec bientôt un retour à l'équilibre.


D'UN « risque vital » à son arrivée il y a deux ans, à un résultat d'exploitation excédentaire, pas vu depuis 7 ans, en 2010, Jean-Paul Michelangeli, directeur du CHU rémois, a pu mesurer, lors des vœux hier, le chemin parcouru. Il aura été jusque-là le « patron redresseur », non pas de torts, mais de déficit causé notamment par l'ambition démesurée de Mme Coudrier qui l'a précédé.
Si ce retour au positif n'annonce pas la fin de la rigueur, celle-ci pourrait intervenir un an plus tôt que prévu, c'est-à-dire dans onze mois. « Il faut poursuivre nos efforts pour nous permettre de nous passer de l'aide de l'Etat, de 5 millions d'euros en 2010, et qui sera moindre au 2011. »
Pas question toutefois de tomber dans une quelconque euphorie, et après le contrat de performance signé avec l'Anap et l'ARS*, la reconstruction-rénovation de l'hôpital va reprendre mais de façon bien plus modeste, à raison de 6 millions par an au lieu de 15 !
L'Institut régional de formation a été inauguré, le nouvel hôpital des enfants le sera au printemps, la première tranche de la résidence Roux cet été et l'hôpital Sébastopol, pour sa 2e tranche, à l'automne. « Quant au court séjour adultes, dont le projet initial a été abandonné, il sera restructuré autour de la construction d'un bâtiment de biologie et de la réhabilitation complète de Robert-Debré ».
Un abandon « vécu péniblement »
Le Rémois ne sera donc pas dépaysé, les huit étages seront toujours son repère. Robert-Debré aura toujours comme vocation principale la chirurgie. Si ce projet de triptyque n'est pas encore finalisé, il devrait l'être dans le courant de l'année. Un comité de pilotage sera mis en place avec l'université pour l'enseignement et la recherche, avec un rapprochement avec Amiens, comme l'Urca.
Le professeur Philippe Gillery a lui avoué que le personnel avait vécu « péniblement l'abandon de la reconstruction ». Pour sa dernière année comme président de la Commission médicale d'établissement, il a aussi relevé, dans la concurrence directe entre privé et public, les missions spécifiques de ce dernier, « notamment les week-ends… Les médecins trouvent aussi qu'il y a des contrôles trop fréquents, tatillons et injustes ».
Pour ses premiers vœux comme présidente du conseil de surveillance, Adeline Hazan (qui a d'ailleurs dit regretter le conseil d'administration) a souligné les décisions prises, raisonnables et qui s'imposaient, et rappelé les réalisations passées et à venir, notamment celle qui lui tient particulièrement à cœur, « une crèche de 40 places pour 2012, qui donnera la priorité au personnel de l'hôpital et avec des horaires adaptés ».
Pour définitivement devenir le directeur de la « résurrection » après celui de la rigueur, Jean-Paul Michelangeli passera en fin d'année par la case « visite de certification », réalisée par la haute autorité de la santé. « Chacun a des objectifs qualité à respecter ou à mettre en place. »
Un nouveau pari à tenir.
G.F.

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