Publié le samedi 11 février 2012 à 12H00 - Vu 242 fois
Jeudi après-midi, devant le tribunal de grande instance de Châlons-en-Champagne, un jeune Vitryat a été jugé en comparution immédiate pour vol de blousons, ainsi que pour détention, acquisition et cession de produits stupéfiants.
Le 7 février dernier, il avait dérobé deux blousons dans un magasin de sport implanté dans la zone commerciale de la Jouette, à Vitry-le-François. Il portait une veste sur lui et tenait l'autre dans la main. À son passage devant le portique de sécurité, l'alarme s'est mise à sonner. Le Vitryat a alors pris la fuite en courant.
C'est la vendeuse qui a identifié le prévenu sur une planche photo présentée par les gendarmes. Lors de sa garde à vue, le jeune homme a reconnu avoir repéré les deux blousons, les avoir dérobés et revendus. D'une valeur de 119 € chacune, les deux vestes ont été cédés à… 40 €. « Elles sont parties comme des petits pains », a déclaré à l'audience le prévenu.
En perquisitionnant le lendemain son domicile, les gendarmes ont trouvé 131,96 grammes de résine de cannabis. Celle-ci était conditionnée et prête pour la revente. À 20 ans, le Vitryat, déjà condamné pour vols, ne travaille pas et vit toujours chez sa mère.
Il tire ses revenus - environ 800 € par mois - de la vente de cannabis. Du cannabis qu'il consomme également : « dix joints par jour ». À la barre, il a avoué être dépendant depuis l'âge de 18 ans. « Vous étiez d'abord usager avant d'être dealer », a résumé le juge.
« Argent facile »
Le substitut du procureur a rappelé que la quantité de résine de cannabis retrouvée à son domicile « n'était pas négligeable ». Le prévenu « se tourne vers l'argent facile », a-t-elle lancé, avant de poursuivre : « Avec trois condamnations déjà, une quatrième et une cinquième en cours, il commence à être connu de la justice. »
Elle a requis douze mois d'emprisonnement dont dix avec sursis, et une mise à l'épreuve avec obligation de soins.
L'avocate du jeune Vitryat, quant à elle, a souligné que le prévenu possédait un CAP de maçonnerie et qu'il recherchait un emploi. « On ne peut pas lui reprocher de ne pas trouver de travail, a-t-elle déclaré. À Vitry-le-François, 25 % des demandeurs d'emplois ont moins de 25 ans. La situation est précaire pour les jeunes qui habitent cette ville. » Elle a estimé « excessive » la peine demandée.
Après en avoir délibéré, le juge a déclaré coupable le jeune Vitryat, et l'a condamné à douze mois d'emprisonnement dont dix avec sursis, mise à l'épreuve avec obligation de soins, de travail et de formation, ainsi que le maintien en détention.
S.G.
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