Publié le samedi 28 avril 2012 à 11H00 - Vu 228 fois
Michel Loriot approuve la récente suppression du cahier de sulfitage.
EPERNAY (Marne) Abandon du cahier de sulfitage : Michel Loriot, président de la fédération régionale des vignerons indépendants (FRVI) se dit satisfait.
LE 13 AVRIL dernier a été publié au journal officiel, un règlement communautaire validant la disparition de cette mesure contraignante pour les vignerons. Depuis la réforme de l'organisation commune du marché vin (OCM) de 2008, le vigneron devait inscrire toute addition de sulfites au moût ou au vin dans les registres de manipulations en cave. « C'est une bonne nouvelle pour la Champagne », souligne Michel Loriot, président de la FRVI, vigneron à Festigny.
« À tout moment de la vinification nous avons l'obligation de noter tous les intrants, c'était un document supplémentaire à remplir. Cela faisait double emploi », explique-t-il. L'ajout de sulfites commence dès le pressoir. « Les sulfites évitent l'oxydation du raisin », précise Michel Loriot.
Chez les vignerons, l'avis est unanime. « C'était vraiment un problème pour ceux qui avaient des fûts », note l'un d'entre eux. « C'est bien cette suppression, mais ce n'est pas la seule déclaration qui fait double emploi », observe pour sa part, Jean-Claude. Mais le désir d'alléger les procédures administratives n'empêche pas ces professionnels de veiller scrupuleusement à la traçabilité.
Cap sur l'environnement
Forte de 288 adhérents, « la FRVI compte une dizaine d'adhésions de plus chaque année », remarque son président depuis 2010. Dans l'actualité de la fédération, on a réélu sept membres du conseil d'administration. On a également évoqué trois thèmes d'importance.
Les vignerons indépendants sont amenés à réfléchir sur une viticulture plus soucieuse du monde qui l'entoure. Plusieurs pistes sont envisagées. Il y a la viticulture biologique mais aussi la démarche viticole qualité environnementale des vignerons indépendants (Qualenvi). « On passe au niveau supérieur en amenant les domaines vers la certification « haute valeur environnementale », issue du Grenelle de l'environnement », déclare M. Loriot. C'est une démarche volontaire qui compte déjà sept domaines engagés. « On aimerait faire progresser le groupe, en créer un 2e voire un 3e », ajoute-t-il.
Terra Vitis
Troisième piste, vers une viticulture durable, l'adhésion à Terra Vitis. « C'est dans le vignoble du Beaujolais qu'est née il y a une quinzaine d'années cette association. En Champagne, elle n'avait pas sa pareille jusqu'à la fondation dans l'Aube en février dernier, de Terra vitis vignoble champenois ». L'adhésion à la philosophie de cette structure est elle aussi volontaire. « S'inscrire dans ces démarches, que ce soit Qualenvi ou Terra Vitis permet de valider et de mettre en avant des actions que le vigneron réalise déjà », observe M. Loriot. « Beaucoup critiquent la viticulture raisonnée, pourtant elle demande de nombreux efforts, les vignerons souhaiteraient plus de reconnaissance dans ce domaine », conclut-il.
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Les dernières contributions
lucat
29/04/2012 à 08h46
suggession:Le nom du journal devrait évolué et affiché franchement la couleur
<< lunion des viticulteurs>> retrouvé un article de ce genre en première page ne se justifie pas
chambouvart
triangle Reims/Chalons/Epernay
29/04/2012 à 07h34
Le taux de SO2 devrait être inscrit sur la bouteille... C'est un indicateur de mal de crane potentiel
air2rien
28/04/2012 à 13h44
N'est-ce pas la porte ouverte à des excès non quantifiables de SO2, très préjudiciables pour la santé ! Peut-être juste une contrainte de moins pour ces viticulteurs qui n'investiront pas dans la recherche d'autres contenants (fûts) moins dangereux ?