Publié le lundi 05 septembre 2011 à 07H47 - Vu 917 fois
CHAMPAGNE-ARDENNE. Alors que les étudiants font leur rentrée aujourd'hui à une date inhabituellement précoce (lundi 5 septembre) le président de l'Urca répond à nos questions.
FINIES les vacances à rallonges pour les étudiants ; cette année, ceux de l'Urca sont alignés sur la majorité des collégiens et lycéens, et font leur rentrée aujourd'hui, lundi 5 septembre. Comment se présente cette rentrée universitaire 2011 ? Le président Richard Vistelle répond à nos questions :
Ce changement de date pour la rentrée, anecdotique ou pas ?
« Non, ce n'est pas anecdotique ; cela correspond à deux préoccupations : d'harmoniser les dates de rentrée des différentes filières, et de justifier le versement du 10e mois de bourse. Parce que pour verser dix mois de bourse, il faut pouvoir justifier de travailler dix mois. Et si l'on veut éviter de travailler en juillet-août, il faut travailler dès septembre. »
Et avant, les dates de rentrée des uns et des autres étaient si différentes que ça ?
« Oui, vous aviez par exemple santé qui commençait tôt (certains ont d'ailleurs déjà repris), les IUT aussi, et au contraire le droit qui commençait très tard, la rentrée s'étalait sur pratiquement un mois et demi. J'ajoute que nous avons aussi le souci de raccourcir la période des inscriptions : avant c'était le bazar (le président utilise un autre terme, NDLR) avec des inscriptions qui allaient parfois jusqu'à Noël ! »
Et désormais, quelles sont les dates butoirs ?
« Le 30 septembre pour les Français, et autour du 15 octobre pour les étrangers. Avancer la rentrée, c'est aussi un moyen de rendre l'année universitaire plus cohérente : auparavant, vous aviez des sessions de rattrapage d'examens en septembre ! Désormais, tout sera bouclé fin juin. Ce qui facilitera les réorientations, et qui va aussi dans le sens d'une harmonisation européenne. »
Nouvelle filière d'ingénieurs
Concernant les effectifs, quelle serait la tendance ?
« Comme chaque année je suis obligé de vous décevoir, il est trop tôt pour dégager même des tendances tant que les inscriptions ne sont pas finies ; cette année, on devrait y voir un peu clair non plus à Noël mais plutôt fin octobre du fait du raccourcissement des délais d'inscription. Cela dit, les tendances lourdes des années précédentes devraient se confirmer, à savoir progression des filières sélectives, comme santé et les IUT. Sinon, ce que j'observe, c'est que sur dix ans, l'Urca a perdu un peu plus de 2 % de son effectif. Mais là, il y aurait beaucoup à dire au niveau politique… »
Y a-t-il des nouveautés d'ordre pédagogique cette année ?
« Une des principales est l'ouverture d'une nouvelle filière d'ingénieur, en ingénierie et transferts thermiques, à l'Esiec (Ecole supérieure d'ingénieurs en emballage et conditionnement) qui du coup change de nom, et devient cette année l'EsiReims (Ecole supérieure d'ingénieurs de Reims). »
Fin de mandat
Concernant le projet de déménagement du campus sur Croix-rouge, où en est-on ?
« Toutes les collectivités locales se sont prononcées favorablement, l'Etat n'a pas dit oui officiellement, mais il ne freine pas, donc on y va. Le recrutement d'un chef de projet est imminent. L'objectif est que le nouveau campus unique soit opérationnel dans cinq ans au plus tard : on compte deux ans de préparation et trois ans de construction. L'idée est aussi de se coordonner avec RMS qui envisage également d'aller s'installer vers Croix-rouge et Bezannes ; cela permettrait par exemple de mettre sur pied avec eux une crèche intercampus. »
Sinon cette année 2011-2012 voit la fin de votre mandat. Allez-vous vous représenter ?
« J'ai effectivement le droit de me représenter depuis la réforme, mais à ce sujet je préfère laisser planer le doute. »
Un commentaire sur le coût des études universitaires, dénoncé par diverses associations ?
« Il est vrai que les frais d'inscription à l'Urca augmentent légèrement : on passe de 173 à 177 euros pour la licence par exemple, mais je ne pense pas que ce soit ça qui pose le plus de problème aux étudiants, d'autant que ceux qui ont le moins de moyens sont dispensés de ces frais ; il faut savoir que le transport par exemple, à Reims, leur revient plus cher que l'inscription. »
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