Publié le mercredi 09 novembre 2011 à 09H45 - Vu 550 fois
Les cambrioleurs multiplient leurs actions, notamment en zones rurales.
CHALONS-EN-CHAMPAGNE (Marne). Le choix de ces as du vol est large : du cabanon à la villa, en passant par les sites agricoles… Tout ce qui peut avoir de la valeur attire leur attention.
QUI sont-ils ? Personne ne semble les avoir vus, ils glissent sans laisser de traces, ou si peu. Depuis près d'un mois, policiers et gendarmes sont sur les dents, les cambrioleurs leur glissent entre les doigts.
« C'est, à ma connaissance, sans précédent », explique l'un des gendarmes en charge du problème, à la tête de la compagnie de Châlons.
Tout l'arrondissement est touché, sans distinction.
Les voleurs jettent leur dévolu sur tout ce qui peut avoir un soupçon de valeur : bijoux, argent, petit mobilier, mais aussi produits agricoles, si l'occasion se présente…
Reims, puis Épernay et enfin Châlons
« Reims a d'abord été touché, puis Épernay et maintenant c'est le secteur de Châlons », souligne un enquêteur.
Les communes rurales semblent les plus exposées. Selon des sources encore officieuses, il y aurait à ce jour une quinzaine de cambriolages de plus que l'an dernier à la même période en zone gendarmerie. En ville, sur le secteur de la police, la fréquence des cambriolages s'est franchement accentuée pendant une semaine, avant de retomber comme un soufflé.
« Le phénomène semble se réguler », avance le commissaire de Châlons, Emmanuel Gravier, « mais il y a à peine trois semaines nous pensions sérieusement à une vague importante de cambriolages, c'est vrai ».
Selon lui, il faut rester prudent sur les délits répertoriés. Rien n'indique en effet s'il s'agit de professionnels ou d'amateurs qui se lanceraient soudain dans des « cambriolages de crise », pour reprendre le terme de la police.
Le procureur de la République, Christian de Rocquigny, insistait hier sur les difficultés de ce type d'enquête.
Les vols sont commis de diverses manières : par effraction souvent, mais pas seulement.
Une véranda laissée ouverte peut suffire à convaincre un « pro » de la cambriole.
D'autre part, les flagrants délits restent exceptionnels dans ce genre d'affaire.
Les témoins éventuels tardent trop, en général, avant d'appeler les forces de l'ordre. Enfin, et ce n'est pas la moindre des difficultés, les cambrioleurs ne sont pas nés de la dernière pluie. Les auteurs de ces larcins prennent désormais presque systématiquement des précautions efficaces.
Le port de gants, par exemple, s'est généralisé. En conséquence, la police scientifique fait souvent chou blanc.
S.L.
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site








Réagissez