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Une opération fac morte éphémère

Publié le vendredi 29 octobre 2010 à 10H07 - Vu 899 fois


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Dans la nuit, voire très tôt  ce matin, des inscriptions plus ou moins malsaines.  Pas le fait forcément d'étudiants, d'ailleurs.  Par ailleurs et c'est dommage, une fresque réalisée  par un artiste dans le cadre du lancement d'un festival de jazz a été gribouillée.  Allez comprendre !

Dans la nuit, voire très tôt ce matin, des inscriptions plus ou moins malsaines. Pas le fait forcément d'étudiants, d'ailleurs. Par ailleurs et c'est dommage, une fresque réalisée par un artiste dans le cadre du lancement d'un festival de jazz a été gribouillée. Allez comprendre !


REIMS (Marne). Dès 7 heures hier matin, plusieurs dizaines d'étudiants ont bloqué les accès aux amphis et aux salles « pour réveiller les consciences ». Ce qui n'était pas du goût de tout le monde. La situation est revenue à la normale vers 13 heures.

LES hostilités ont débuté dès mercredi soir. En effet, au sortir d'une énième assemblée générale, un vote avait scellé le sort du campus des lettres et des sciences humaines. La grève était votée, le blocage des abords de la faculté également. En réponse à ce soulèvement estudiantin, l'université n'a pas prononcé de fermeture administrative du campus. Après le court armistice de la nuit, les grévistes étaient sur place dès l'aurore afin de bloquer les accès plus conséquemment que la veille. Et comme lors du dernier conflit de 2008 concernant la réforme LRU, des tables, des chaises et des barrières barraient les accès à la faculté. Il ne restait plus comme accès que « la petite porte de derrière ». Certains étudiants râlaient à la vue des amphis bloqués, d'autres pavoisaient plutôt satisfaits de leurs coups de force, d'autres ne comprenaient pas vraiment le pourquoi du comment du blocus.

« Les otages, c'est en Afghanistan »

Émilie est étudiante en première année, à la descente du bus lorsqu'elle aperçoit le blocus, elle est furibarde. « J'ai des partiels dans peu de temps. Je dois réviser mais on nous empêche de bosser. C'est de la prise en otages pure et simple. »
Elle se fait reprendre de volée aussitôt par un gréviste : « Arrête de dire des conneries. Même si tu ne défiles pas, respecte les engagements des autres. Et ne parle pas d'otages, les vrais otages, c'est en Afghanistan. » Émilie rentrera chez elle, contrainte et forcée même s'il est à remarquer que les accès à la bibliothèque universitaire n'étaient pas bloqués. Une heure passe. Il est 8 heures, le froid dirige une bonne partie des étudiants vers la cafétéria, qui n'est pas plus bloquée que la bibliothèque. La scène est assez ubuesque. Il y règne un microclimat. Une flopée d'étudiants sont en pleines révisions, d'autres dragouillent autour d'un café quand à quelques mètres seulement d'eux, « un mouvement social est engagé ».
« Dégradation » ou « expression »
Outre les chaises renversées, les tables dans tous les sens et les salles inaccessibles, des tagueurs s'en sont donnés à cœur joie sur les murs de la faculté. Avec des expressions parfois… explicites. « Un flic une balle, un proc une rafale » ou encore « Nique la BAC » (ndlr : brigade anticriminalité).
Bref avec cela, on est un peu loin des slogans contre la réforme des retraites mais « ça fait aussi parti du jeu » commente un bloqueur en pleine signature d'une pétition.

Peu dans le défilé

Si la mobilisation des étudiants pouvait laisser augurer que plusieurs dizaines d'entre eux descendraient dans les rues pour rejoindre le cortège des manifestants, ils n'étaient qu'une poignée à dix heures devant la maison des syndicats. Est-ce à dire que cette action est un échec, les militants se refusent à dresser ce constat. « Ce qu'il est important de souligner, c'est que les choses ont bougé sur le campus et que nous avons fait autre chose que de simples assemblées générales, c'est un bon point, il faut continuer », martèle un jeune homme, estampillé Unef.

Levée du blocus

Pendant que certains défilaient dans les rues du centre-ville, « plusieurs groupes d'étudiants notamment des facultés de médecine et de droit ont débloqué les accès aux portes. Il était à peu près 13 heures lorsque le campus Croix-Rouge a repris un aspect normal. Il n'y a eu aucun incident et c'est là le principal », commente le président de l'Université Reims Champagne-Ardenne, Richard Vistelle.
Le blocus reprendra-t-il dans les couloirs de la fac et devant les amphis ? Les prochaines réunions des étudiants devraient nous en dire plus dans les prochains jours.

Texte : Thomas DUPRAT
Photos : Christian LANTENOIS

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Les dernières contributions


jbr84

04/11/2010 à 09h55

Quelques étudiants pensant avoir pris le pouvoir... Heureusement, ils ne représentent à peine que 2 ou 3% de la totalité... Quel maigre coup d'état!

lucreims

reims

29/10/2010 à 15h16

photos bien choisies !!

carine08

ardennes

29/10/2010 à 11h10

apres on nous fera croire que ces jeunes sont responsables, capable decisions!! responsable oui de leur conneries!

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