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Une nouvelle loi fait planer le danger Les moulins à eau veulent encore tourner

Publié le dimanche 12 septembre 2010 à 11H00 - Vu 360 fois


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La nouvelle loi

La nouvelle loi


AU départ, était la Lema. A la fin, les amoureux des moulins à eau, pourtant pas adeptes du verlan, ont mal. Ils pensent que cette loi, sur l'eau et les milieux aquatiques (Lema), adaptation française d'une directive cadre européenne, va signer l'arrêt de mort, et surtout de tourner, de nombreux moulins à eaux implantés sur les rivières du département. Alors, du côté de l'association des Amis des moulins marnais, depuis début août, l'inquiétude grandit à la mesure de la menace, estimée très forte. Forcément, l'Etat ne fait pas la même lecture du texte et avance d'autres arguments. Déjà, cette nouvelle réglementation, qui classe les rivières dans deux listes, a pour but de redonner, ou maintenir, une faune et une flore dans nos rivières « en facilitant le transport des sédiments et la circulation des poissons ». Noble cause. Sauf que pour y parvenir, administration comme propriétaires de moulins ne partagent pas la même interprétation du texte. Détail des désaccords.
n Une concertation bâclée ?
« Cela s'est fait en été, avec un délai très court, car nous avons été prévenus que par un courrier du 11 août », affirme Anne Bardoneschi, secrétaire l'AMM. « S'il faut un délai supplémentaire, il n'y a pas de souci », réplique la cellule politique de l'eau à la direction des territoires (DDT) de la Marne. « Avant de lancer une concertation, il fallait élaborer un avant-projet, une base pour discuter », poursuit l'administration. « Maintenant, c'est aux associations de nous faire des propositions concrètes et constructives… »
n Les moulins, mauvaise cible ?
Du côté des propriétaires de moulins à eaux, « pour la plupart, ce sont nos habitations principales », on s'estime montré du doigt comme étant les seuls responsables du dépeuplement des rivières. « Ce n'est pas de la faute des moulins », revendique Anne Bardoneschi. « Au moyen-âge, les moulins en activités étaient plus nombreux et les meuniers se plaignaient de leur régime alimentaire composé de trop de poissons… » Forcément, le monde agricole figure lui aussi au rang des accusés. L'administration en convient. « Lorsque nous évoquons l'état biologique des rivières, cela comprend l'état biologique et chimique. Alors, oui, il peut y avoir des pollutions agricoles ou domestiques… »
n Vers une destruction d'ouvrages ?
La nouvelle réglementation, telle que l'interprète l'association des amis des moulins, va-t-elle engendrer la disparition de certains ouvrages ? « Il n'est aucunement question de démolir des moulins de manière arbitraire », tempère la cellule politique de l'eau de la Marne. « Si un moulin est abandonné, dans ce cas oui ou si l'ouvrage en ruine est prêt à céder lors d'une crue. Mais il n'y aura ni démantèlement de façon arbitraire, ni remise en cause des droits d'eau », ces autorisations imprescriptibles d'exploiter une retenue d'eau. Actuellement, 80 à 85 obstacles (moulins comme seuil) seraient placés sur les rivières de liste 1 et 2 sous le coup de la nouvelle réglementation (lire par ailleurs).
n Qui prend en charge les travaux ?
Les « règles définies par l'autorité » pour l'équipement à l'avenir des ouvrages existants devraient engendrer l'arasement de certains seuils (chutes du niveau du cours d'eau permettant d'entraîner le système hydraulique) de moulins.
Or, les propriétaires de ces bâtisses redoutent de devoir financer ces travaux « alors qu'ils ne sont pas responsables de la dégradation des eaux », tempête l'association marnaise. Pas faux, si l'on en croit l'administration locale.
« L'Etat n'a - a priori - pas de financement pour cela. L'agence de l'eau Seine-Normandie prévoit des aides, reste à voir les conditions… » Sauf que, selon un document interne de cet établissement public, « pour les ouvrages n'ayant plus de fonction définie, en mauvais état, ou posant des problèmes d'entretien et de gestion à leur propriétaire, la suppression ou l'arasement sont à favoriser »…

n Le patrimoine anéanti ?
L'AMM redoute que ces règles et directives tendent vers une éradication des moulins à eaux. Aussi, l'association s'interroge-t-elle quant à l'aspect patrimonial et énergétique de ces ouvrages. « Le système hydraulique fait partie du patrimoine, pourquoi veut-on détruire certains seuils, soit l'activité de ces moulins ? »
Encore une fois, l'administration répète que « la loi ne dit pas qu'il faut détruire les moulins ! On doit travailler à trouver le meilleur moyen de concilier moulins et écologie, sans remettre en cause la production électrique même si dans la Marne, ce n'est pas sensible ».
Surtout, la cellule politique de l'eau martèle que « les travaux et aménagements sur ces moulins se feront au cas par cas afin de définir la technique la mieux appropriée pour le transport des poissons et des sédiments ».
Frédéric GOUIS

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Les dernières contributions


peut être

13/09/2010 à 10h47

Part 2
Du second, reste le long du Cubry les vestiges des deux vannes situées en haut d'une chute de près de trois mètres également qui ont servi à faire tourner une génératrice en dernier temps.
Ces installations ne peuvent être mises en cause dans la dégradation du peuplement du Sourdon et du Cubry.
La diminution du nombre de truites est simplement due à un usage de produits sanitaires et phytosanitaires de plus en plus nocifs et allant croissant, de déversement d'hydrocarbures, au mauvais entretien et très mauvaise rénovation du réseau sanitaire de la commune.
Depuis combien d'années le bac des boues d'épuration de la station située en bas du village n'a pas été vidé faute de se remplir ? Au moins dix ans. Normal, la station ne sert à rien.
La population aquatique est menacée, c'est connu depuis des années par tous et rien de bien ne se fait au point que l'entreprise de pisciculture située justement en lieu et place du second moulin susnommé s'est vue polluée au moins par deux fois tuant la production de poissons. Aucune recherche des causes ne semble avoir été effectuée donc pas de condamnation pourtant, les Lois existent à se sujet et le premier magistrat de la commune doit remplir ses fonctions, c'est très loin d'être le cas.
Voir art: http://www.lunion.presse.fr/article/faits-divers/pollution-200-kilos-de-poissons-morts
Je pense également et entre autres au Moulin d'Orbais l'abbaye, que vont-ils inventer pour ce site ?
Finalement, cette histoire de moulins ce n'est pas de l'écologie du tout, c'est du vent onéreux.

peut être

12/09/2010 à 21h00

"On doit travailler à trouver le meilleur moyen de concilier moulins et écologie"
Les spécialistes en chaise de bureau feraient bien d'aller sur le terrain pour faire eux même le constat de l'état de nos cours d'eau. Nouvelle lubie d'écologie qui n'en porte que le nom ?
Prenons l'exemple de Saint Martin d'Ablois où le Cubry et le Sourdon sont le réceptacle des eaux usées du village quand elles ne se déversent pas dans les propriétés privées.
Pour palier à ces problèmes dus à des montées en charge sans raison, la commune a fait poser par la société Veolia des renvois d'eaux (tuyaux de décharge) menant ces eaux usées directement dans les ruisseaux.
Cela lui a juste valu un avertissement administratif. L'agence de l'eau le sait.
Auparavant, les travaux qu'elle a mis en œuvre pour la réfection dudit réseau séparatif dans au moins deux rues mènent encore ces EU dans le Sourdon, c'est mieux qu'avant les tuyaux sont neufs !
L'ordre des branchements EU-EP n'ont pas été respecté par les entreprises qui se sont succédées sur les travaux (au moins trois), tout se croise et les EU vont toujours polluer les ruisseaux sans que cela se voit la plupart du temps car diluées par les EP et eaux de sources.
Qu'on à voir les moulins dans cette histoire d'eau ?
Il y en avait au moins deux dans la commune, un en son centre et le deuxième en bas.
Du premier ne reste que les vestiges de l'ancien petit tunnel qui menait les eaux du Sourdon jusqu'à la roue et une chute d'eau de trois mètres dont le sommet était le point de départ des eaux motrices.

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