Publié le dimanche 22 mai 2011 à 10H44 - Vu 160 fois
Le poste médical avancé (PMA) ou les urgences qui se déplacent auprès de l'intervention. Utilisé en cas de gros accident, de plan rouge, il mobilise une dizaine d'hommes qui organisent l'évacuation des victimes. Infirmières et médecins pompiers peuvent établir des bilans de santé et soigner s'ils ont le protocole.
MARNE. Grande nouveauté hier au congrès départemental des sapeurs-pompiers : le forum sans tabou voulu par l'Union départementale pour la 105e édition. Tour d'horizon en 13 lettres, et pas n'importe lesquelles.
S comme schéma départemental d'analyse et de couverture des risques. Abordé au cours du forum, et attendu par le corps de métier, ce schéma actuellement en révision chez les plus hautes instances du service départemental d'incendie et de secours (Sdis) a été abordé. Il n'avait pas été révisé depuis onze ans. Il est un inventaire des risques - courants et particuliers - et définit les objectifs de couverture de ces risques. C'est le deuxième SDARC du département. Pour la première fois, les centres de premières interventions, dits CPI, sont intégrés dans ce schéma. Leurs missions sont en cours de définition, en tenant compte de leur matériel et leur capacité. L'analyse des risques courants est achevée, celle des risques particuliers devrait l'être pour septembre. Il y aura ensuite consultation, puis présentation de ce schéma aux autorités. Le préfet, lui, rendra sa copie définitive à la fin de l'année.
À comme accident. Tout pompier victime d'un accident quel qu'il soit doit être déclaré. Il est protégé pour cela surtout s'il cotise à l'Union départementale. Cette déclaration doit remonter au SDIS et à l'Union départementale. Le plus simple : le signaler au CODIS en faisant le 18.
P comme protection sociale. L'Union départementale, en la voix de son secrétaire général et son trésorier principal, a rappelé hier ce que l'UD offrait socialement, « la meilleure couverture pour le sapeurs-pompier exposé à des risques nombreux. » Pour une cotisation de 70 euros par an, l'UD est aux côtés du pompier en difficulté ou victime d'un accident, quel qu'il soit, mais aussi de son épouse et de ses enfants. Les exemples de divers sapeurs-pompiers aidés en 2010 et 2011ont été cités.
E comme « échec » de la formation. Les sapeurs-pompiers volontaires de centres de petite taille se sont plaints du manque d'accès à la formation. Notamment lorsque l'on devient chef de corps, certains ont estimé se retrouver bien seul. Si le colonel Colin, directeur du Sdis, a reconnu la longueur des cycles et de leur mise en place, parfois même ses contradictions, ce à quoi le Sdis devrait remédier pour 2012, il a en outre rappelé que des absences, des non réponses aux demandes et un manque de suivi dans le centre sont aussi à l'origine de cet « échec ». Il y a trois ans, de grandes sessions de formation ont été lancées, la participation a été faible. Néanmoins, l'an dernier ,sur les 154 demandes de stage formulées, 94 ont été retenues.
U comme Union départementale des sapeurs-pompiers de la Marne. Cheville ouvrière de la journée d'hier et à l'initiative de la nouvelle formule, l'UDSPM 51, présidée par Hubert Degremont, réunit toutes les amicales. Elle reste le lien social. C'est auprès d'elle que tout problème peut être remonté. Elle permet aussi de développer l'esprit de corps et de cohérence.
R comme remise de médaille. Au total, douze médailles de la Fédération et de l'Union départementale ont été remises hier soir.
P comme présence de personnalités avec Charles de Courson président du Sdis, du colonel Colin, directeur du Sdis, du bureau au complet de l'UD, de Raymond Dzieja, maire de Sermaize les bains, et, fin d'après-midi du duo châlonnais Bruno Bourg-Broc, député maire et Benoit Apparu, secrétaire d'Etat au Logement (liste non exhaustive).
O comme opérationnel. Hier, toutes les spécialités des métiers étaient opérationnelles sur la place Léon-Bourgeois à Sermaize les Bains (nos photos).
M comme malaise entre les professionnels et les volontaires. Si ce ne fut évidemment pas le sujet principal abordé hier matin lors du forum, il a tout de même été évoqué et sans tabou. S'ils ont le même casque brillant et partagent la même gloire, derrière cette unité de façade, les sapeurs-pompiers cachent aussi une profession parfois divisée. Et les sapeurs-pompiers volontaires, en majorité présents hier, l'ont rappelé. Avec ce témoignage d'une jeune femme contrainte de démissionner d'un centre de secours important de la Marne, où volontaires et professionnels travaillent ensemble, parce qu'issue d'un centre de secours doté que de volontaires. Elle y a essuyé trop de remarques désobligeantes pour rester. Un peu avant son témoignage, pour le moins révélateur, un haut gradé impliqué dans les jurys de formation a rappelé que les remarques désobligeantes existaient bel et bien sur le terrain.
P comme le poids important des volontaires puisqu'ils représentent 80 % de la profession. Le président du Sdis comme son directeur et le secrétaire général de l'UD ont rappelé l'importance de dénoncer ces remarques. « Vous êtes tous des sapeurs-pompiers au service de la population, il n'y a pas de différence. Avérés, ces faits doivent être punis », a insisté Charles de Courson.
I comme intercommunalité. La refonte intercommunale touche plus que jamais les sapeurs-pompiers qui, selon où ils se trouvent, sont départementalisés, intercommunaux ou communaux. Pour ces deux derniers cas, qui touchent particulièrement les centres de premières interventions mais pas seulement, ils peuvent se retrouver à la fin de l'année dans une intercommunalité qui n'a pas la compétence « pompiers » et seraient donc voués à disparaître ! Les chefs de corps ont été pressés d'en parler avec leurs élus.
E comme équipement. Selon les responsables du SDIS, seul un tiers des CPI sont équipés aux normes.
R comme repas. La journée s'est terminée par un repas et une soirée festifs après un après-midi consacré aux animations, un dépôt de gerbes et un défilé des engins, des hommes du rang et notamment les jeunes sapeurs-pompiers.
Anne-Sophie COURSIER
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