Publié le mercredi 08 février 2012 à 10H40 - Vu 4843 fois
CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE (MARNE). Les faits ont eu lieu lundi, vers 22 heures. Un militaire de Suippes a été placé en garde à vue. L'auteur présumé pourrait faire l'objet d'une expertise psychiatrique à la demande du parquet.
UNE équipe du Samu social, qui effectuait lundi soir une maraude, a joint la police nationale pour signaler la présence d'une jeune femme en situation de détresse à la gare de Châlons.
Selon les premiers éléments de l'enquête, il s'agit d'une étudiante inscrite dans une école de commerce de Paris, née en 1990. Elle explique avoir fait l'objet d'un viol de la part d'un jeune homme sur le quai de la gare, quelques instants plus tôt.
Le militaire nie en bloc
L'individu, un jeune militaire du 40e RA de Suippes, âgé d'une vingtaine d'années, est interpellé dans la foulée : il avait en effet été embarqué dans une voiture avant l'arrivée de la patrouille de police. Mais un bagage oublié sur les lieux de son forfait présumé l'a obligé à faire demi-tour.
Placé en garde à vue à l'Hôtel de police, le jeune homme était toujours interrogé hier soir. Le parquet évaluait la possibilité de prolonger cette garde à vue, et d'effectuer une expertise psychiatrique. La procédure est devenue systématique dans ce type d'affaire. La jeune femme, dans sa déposition, affirme avoir voulu prendre un train de banlieue et s'être trompée. Son arrivée à Châlons était donc complètement imprévue. Particulièrement fatiguée, elle se serait retrouvée isolée sur le quai de la gare, en vue de reprendre un train pour Paris.
Seule, en présence de ce jeune militaire, inconnu des services de la Justice, qui attendait lui aussi un train. En pleine soirée, à l'heure des derniers convois de voyageurs, les agents SNCF sont rares. La gare ferme en général ses accès au public vers 23 h 30. C'est dans ce contexte, sans témoin identifié, que le viol aurait été commis, peu avant la fermeture complète de l'établissement. Tel est du moins le sens du récit formulé par la victime.
L'acte aurait eu lieu au bout du quai, sans l'aide d'une arme, l'agresseur profitant d'un effet de surprise, tandis que l'étudiante tentait de répondre à un besoin naturel. Le militaire, de son côté, nie en bloc. Il explique avoir simplement accompagné la jeune femme jusqu'aux toilettes. Les enquêteurs devront déterminer si les faits présumés répondent bien à la qualification de viol.
La jeune femme était encore en état de choc lorsqu'elle a été prise en charge par les secours.
Sébastien LAPORTE
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