Un veilleur de nuit accusé de viols et agressions sexuelles sur 7 garçons

Un veilleur de nuit accusé de viols et agressions sexuelles sur 7 garçons

Publié le vendredi 23 novembre 2012 à 10H31 - Vu 1479 fois

REIMS (Marne). Depuis jeudi, Pierre-Louis Falala, 55 ans, ancien veilleur de nuit au Foyer Saint-Remi, comparaît devant la cour d'assises de la Marne pour répondre de viols et agressions sexuelles sur des mineurs qui avaient été confiés à l'établissement par le juge des enfants.

Mécanicien de formation, Pierre-Louis Falala, natif du Havre, avait été engagé en septembre 2006 au foyer Saint-Remi, un établissement rémois qui accueille des fratries d'enfants en difficultés. Homme d'entretien et veilleur de nuit remplaçant, petit cousin éloigné du défunt maire Jean Falala, il était amené à être en contact régulier avec les enfants confiés.

C'est en janvier 2010 que l'affaire a éclaté, lorsqu'un jeune du foyer, alors âgé de 12 ans, a confié à un éducateur avoir subi des attouchements réguliers.

Il dénoncera des caresses au-dessus des vêtements, mais également sur le sexe et les fesses. Il accusera également le veilleur de nuit de s'être frotté contre lui dans le lit. L'équipe éducative du foyer, un service social classifié Maison d'enfants à caractère social (MECS), signalera aussitôt ces faits au procureur de la République, qui confiera l'enquête au commissariat de police de Reims. Les personnes qui avaient pu se trouver en contact avec lui seront alors auditionnées, permettant d'identifier d'autres victimes mineures… même si la plupart vont, dans un premier temps, commencer par dire qu'il ne s'était rien passé.

Des garçons âgés de 10 à 15 ans

Pas moins de sept victimes, toutes mineures, vont alors se confier aux enquêteurs. Certains garçons vont parler de caresses, mais également de masturbations réciproques, de fellations et de sodomies. Des faits qui se seraient déroulés à l'atelier, dans les chambres ou au domicile de l'accusé. La plus jeune des victimes avait à peine 10 ans. Pierre-Louis Falala lui aurait caressé les fesses et le sexe, parfois au-dessus des vêtements, parfois directement sur la peau. Les faits auraient eu lieu au foyer quand il venait lui dire bonjour.

Les autres victimes avaient toutes moins de 15 ans. L'accusé aurait profité de moments où il était seul avec elles. Certaines victimes vont expliquer avoir parfois reçu des sommes d'argent après les rapports, d'autres des bonbons. L'une d'elle va expliquer que Pierre-Louis Falala venait tous les jours le chercher à l'école. Il aurait profité d'être seul avec lui pour lui faire des caresses sur le sexe ou les fesses, soit au-dessus des vêtements, soit directement sur la peau. Il l'aurait alors sodomisé avec un doigt. Un autre garçon de 13 ans indiquera avoir été agressé une première fois dans sa chambre, alors qu'il était malade. Un autre aurait été abusé lors d'une colonie. Tous vont évoquer un sentiment de culpabilité et auront bien du mal à évoquer les faits.

Placé en garde à vue le 29 janvier 2010, Pierre-Louis Falala, dernier d'une fratrie de trois, aurait reconnu l'intégralité des faits reprochés, parfois en les minimisant, expliquant que les jeunes garçons ne l'auraient pas repoussé. Son casier judiciaire porte trace d'une seule condamnation en juin 1996 pour des faits d'attentat à la pudeur commis avec violence ou surprise sur mineur de 15 ans courant juillet 1993.

Mis en examen pour des faits de viols et agressions sexuelles et placé sous mandat de dépôt le 5 février 2010, c'est à huis-clos qu'il comparaît depuis hier devant la cour d'assises de la Marne pour répondre de faits de viols et agressions sexuelles sur mineurs. Il encourt 20 ans de réclusion criminelle. La décision est attendue dans la soirée.
 

L'union l'Ardennais