Publié le samedi 30 juin 2012 à 11H00 - Vu 512 fois
L'animal a été attrapé grâce à de la nourriture : Lucie sait ouvrir les portes et les tiroirs, et fait parfois quelques bêtises.
VERTUS (Marne) Jeudi matin, les pompiers de Vertus sont intervenus pour capturer… un singe. La propriétaire nous raconte sa mésaventure.
Les pompiers de Vertus ont d'abord dû croire à une blague lorsqu'ils ont reçu cet appel pour signaler qu'un singe se baladait dans les jardins des habitants de la rue de la Censé-Bizet. Et pourtant c'est bien un petit singe sapajou, perdu et désorienté qui errait dans les potagers. « Je me suis tout de suite aperçue de sa disparition, le soir vers 20 heures. Elle ne répondait pas à mes appels, d'habitude elle répond tout le temps : si elle est dans un arbre, elle passe sa tête à travers le feuillage pour me montrer où elle est », explique Anne-Marie Vilmin, surnommée « Marinette », la propriétaire de l'animal, qui a vu son inquiétude grandir au fil des heures.
« Je la croyais morte »
Lorsqu'à minuit le primate, nommé Lucie, n'est toujours pas rentré, elle imagine alors le pire : « J'étais dans un état pas possible, je me suis dit qu'elle était morte. »
Le soulagement a été énorme, à 8 heures du matin, quand les pompiers sont venus l'informer que son singe s'était réfugié dans un arbre chez un voisin : « J'ai failli m'évanouir, confie-t-elle, on l'a tellement cherchée la veille que je croyais ne plus jamais la revoir, j'ai pleuré toute la nuit. »
L'animal âgé de 13 ans n'a jamais fugué et encore moins passé une nuit dehors, il est plus habitué au chauffage central qu'à la fraîcheur des nuits marnaises. Durant son escapade, Lucie est entrée dans certaines maisons, et a même légèrement mordu au doigt une voisine lorsqu'elle a voulu, effrayée par l'animal, le chasser violemment du rebord de sa fenêtre. L'histoire se termine bien, pour Anne-Marie, un peu moins pour le petit singe qui est… puni : « Elle est punie, elle est privée de sortie ! Maintenant j'ai peur qu'elle aille dehors. »
Un primate au quotidien
Il faut dire qu'avoir un singe à domicile, ça n'est pas de tout repos. Anne-Marie a acheté son singe sapajou il y a une douzaine d'années auprès d'un éleveur belge spécialisé, pour la modique somme de… 1 500 €. Toutefois, elle ne recommande pas d'en adopter un : « je le déconseille, car elle défèque un peu partout et sait ouvrir les tiroirs et les portes pour faire des bêtises. De plus, quand je l'ai eue elle était très sauvage, bien qu'issue d'un élevage ; il m'a fallu un an pour l'apprivoiser. Il faut vraiment aimer les animaux pour supporter ça », raconte-t-elle. Et les animaux, elle les adore, ce ne sont pas ses trois chiens, ses deux chats et son singe qui diront le contraire, toute la ménagerie s'entend d'ailleurs à merveille.
Malin comme un singe
Au départ, elle n'était pas très partante pour adopter un singe, c'est son fils qui l'a convaincue, et sa patience a été mise à rude épreuve dès l'arrivée de Lucie dans la famille : « Au début elle me mordait, elle me pinçait, elle me tirait les cheveux, ce n'était pas évident. »
Côté alimentation, c'est également compliqué, car c'est une race de singe qui ne mange ni cacahuètes, ni bananes, en revanche elle raffole des vers de farine, des noix de cajou, du saucisson, et mademoiselle ne boit que de la grenadine s'il vous plaît.
Comme tout singe qui se respecte, Lucie adore monter aux arbres, elle y trouve parfois un complément de repas : « Elle monte dans les arbres et mange les œufs dans les nids, elle mange aussi parfois les oisillons, elle n'hésite pas à se battre avec les corbeaux et les merles. Elle a certainement dû suivre un oiseau, c'est pour ça qu'elle s'est perdue », ajoute la propriétaire.
Heureux de vivre en intérieur ?
Lorsqu'on lui dit qu'un singe serait plus heureux dans la nature, elle répond : « Je suis contre le fait de capturer des animaux dans leur milieu naturel pour les maintenir en captivité, en revanche un animal issu d'un élevage est plus heureux au sein d'un foyer que dans une cage. Mais un singe sauvage, qu'on le laisse tranquille dans son habitat. » Lucie vit librement dans la maison et le jardin, elle n'est pas dressée pour faire des tours mais elle est très vive et rusée : « j'ai beau l'enfermer tous les soirs dans sa cage chauffée, je la retrouve souvent le matin dans mon lit. »
En effet Lucie parvient à ouvrir la porte de sa cage, pourtant fermée à l'aide d'un extenseur, et regagne la chambre de sa maîtresse. Elle a également des petites habitudes qui la démarquent de ses congénères sauvages, comme regarder la télévision ou encore faire sa petite sieste sur le canapé. Enfin, en bonne habitante du vignoble, elle adore le raisin.
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Les dernières contributions
politinco
30/06/2012 à 17h17
très mignonne la petite Lucie, et en plus, elle sait ouvrir les portes, les tiroirs et fait parfois quelques bêtises...le portrait craché de ma femme en quelque sorte !! (rock'n lol attitude)