Publié le mercredi 03 novembre 2010 à 08H58 - Vu 971 fois
RÉMOIS (Marne). Un Rémois, accusé d'avoir violé une jeune femme sous la menace d'une arme de poing, a été écroué. Il l'avait invitée chez lui après l'avoir rencontrée dans la rue, et prétend qu'elle était consentante.
IL n'a pas eu l'occasion de fêter son 25e anniversaire. Né le 1er novembre 1985, un Rémois a passé la journée de lundi au commissariat puis au palais de justice, avant de prendre le chemin de la maison d'arrêt. Motif : il est accusé d'avoir violé une jeune femme sous la menace d'une arme de poing.
Les faits remontent à la nuit de samedi à dimanche. Venue passer la soirée au domicile de sa sœur avec des amies, dans le quartier Clairmarais, la victime s'est fâchée avec elle, au point de claquer la porte et de s'en aller.
N'habitant pas sur Reims, elle a erré dans la rue, sans but précis. L'individu l'a croisée. Il a remarqué qu'elle semblait perdue. Il l'a abordée. Après avoir bavardé, il a proposé de l'aider en l'emmenant chez lui, dans le secteur de la rue des Romains. Elle a accepté.
« C'est moi qui me fais violer ! » dit-il
A partir de là, les versions divergent. Selon la plaignante, sitôt entrée dans l'appartement, l'homme a verrouillé la porte et l'a violée après l'avoir menacée d'une arme de poing. Le forfait commis, elle a pu s'enfuir et prévenir la police. Les enquêteurs ont arrêté l'individu trois heures plus tard, au saut du lit. L'arme se trouvait sur sa table de chevet. Il a expliqué la détenir pour se protéger d'éventuels agresseurs.
Placé en garde à vue, il a contesté le viol, affirmant avoir eu une relation sexuelle consentie avec la jeune femme. Il a maintenu cette version lors de sa mise en examen par le juge d'instruction, lundi après-midi, puis devant le juge des libertés et de la détention chargé de statuer sur son incarcération.
Le suspect ne travaille pas. S'il a déjà été condamné à plusieurs reprises pour des violences et des ports d'armes, s'il s'adonne à la consommation de cannabis, aucune infraction à caractère sexuel ne figure sur son casier judiciaire. Plaidant une remise en liberté sous contrôle judiciaire, son avocate a fait remarquer que l'examen gynécologique de la plaignante n'a révélé aucune trace de violence sexuelle, et qu'elle ne présentait aucun choc psychologique, ce qui serait de nature à mettre en doute la réalité des faits allégués.
« Dans l'histoire, c'est plutôt moi qui me fais violer ! », a lâché le jeune homme devant le juge des libertés et de la détention, commentant cette déclaration surprenante par le fait de se sentir trahi après un rapport sexuel librement consenti selon lui.
Au vu des éléments du dossier, le juge a cependant ordonné son placement en détention provisoire. Les policiers l'ont conduit à la maison d'arrêt de Reims.
S'agissant d'un viol commis sous la menace d'une arme, la peine encourue devant la cour d'assises passe de quinze à vingt ans de réclusion criminelle.
F.C.
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