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Un octogénaire meurt dans son appartement en feu

Publié le vendredi 31 décembre 2010 à 11H06 - Vu 873 fois



REIMS (Marne). Hier matin, un incendie d'origine indéterminée a ravagé un appartement de Reims. Dans les décombres, les pompiers ont retrouvé le corps du locataire, un retraité de 86 ans.

TRAGIQUE loi des séries dans la Marne. Trois jours après le drame d'Élise-Daucourt, en Argonne, où une fillette de 8 ans a péri dans l'incendie de la maison de ses parents, le corps d'un retraité de 86 ans a été retrouvé hier matin dans les décombres calcinés de son appartement à Reims.
Une dizaine de locataires évacués
Célibataire sans enfant originaire d'Italie, où réside toute sa famille, Antonio Solinas vivait au deuxième et dernier étage d'un immeuble de la rue du Général-Mazillier, dans le quartier Jean-Jaurès/Dauphinot.
« J'habite en dessous de chez lui », témoigne Edwige Chatillon. « Vers 7 h 30, j'ai été réveillée par le bruit d'une chute. Après, j'ai entendu plein de petits trucs qui tombaient. J'ai pensé que le monsieur avait chuté et qu'il faisait tomber des objets en essayant de se relever. C'est sa voisine qui a les clefs. J'ai voulu monter chez elle pour la prévenir mais en arrivant sur le palier, j'ai vu de la fumée qui sortait par la porte. Il y en avait beaucoup. J'ai appelé les pompiers et nous sommes tous sortis. »
Les 21 sauveteurs mobilisés sur l'intervention ont déployé deux lances, l'une pour combattre l'incendie, l'autre pour stopper sa propagation aux combles. A l'exception d'un vieux monsieur du rez-de-chaussée, laissé en sécurité chez lui, tous les habitants du n°34 ont été évacués ainsi que ceux du 32, soit une dizaine de personnes (seule la voisine du dessous a dû être relogée en raison des infiltrations d'eau).
Pour l'octogénaire, il n'y avait malheureusement plus rien à faire. Son corps retrouvé dans l'appartement n'était que légèrement brûlé.

« Il ne faisait pas attention »

A-t-il péri par asphyxie ou bien - autre hypothèse - a-t-il été victime d'un malaise avant que l'incendie ne se déclare ? Seule l'autopsie permettra de le dire. Les policiers cherchent également à déterminer l'origine du sinistre.
Quel que soit le résultat de l'enquête, le drame n'a pas surpris la voisine de palier, Marie-Ange Lançon. « Ça devait arriver. Plus d'une fois j'ai dû aller chez lui pour éteindre ses casseroles qui brûlaient sur la gazinière ! Il ne faisait pas attention. Il commençait à faire chauffer puis il partait faire autre chose. Je m'en rendais compte quand je sentais le brûlé. »
Une autre voisine se souvient qu'il y a plusieurs années, « il avait mis le feu à une table avec une bougie ».
Retraité d'Arthur-Martin, Antonio Solinas ne sortait plus de son logement. « Il ne pouvait plus descendre les escaliers. Il avait une infirmière qui passait tous les jours et une aide à domicile deux fois par semaine. Sinon, c'est moi qui m'occupais de lui », explique Mme Lançon. « Je faisais ses courses, je payais ses factures. Le matin, je vérifiais s'il était levé, le soir s'il était couché. Je devais passer le réveillon chez lui. »
D'après Mme Lançon, « il ne pouvait plus s'assumer » mais le vieil homme n'avait entrepris aucune démarche pour être relogé en rez-de-chaussée ou dans un établissement spécialisé. Il ne voulait pas partir. Sans doute se refusait-il à abandonner un chez-soi auquel il tenait beaucoup. « C'était le plus ancien locataire de l'immeuble. Il était là depuis au moins 45 ans. »
Fabrice CURLIER

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BARIS Dominique

CHÂLONS-en-CHAMPAGNE

02/01/2011 à 21h06

C'est vrai que dans un logement,la cuisine est la pièce la plus dangereuse si on laisse chauffer quoi que ce soit sur la gazinière en se livrant en même temps à une autre occuppation forcément de nature à distraire de la surveillance de ce qui chauffe!
Ce Monsieur,malgré des difficultés de locomotion et autres,ne voulait changer de logement!
Ceci eût peut-être été plus judicieux!
Mais d'un autre côté,il habite là depuis 45 ans,ce qui a du généré un attachement affecté de la part de ce vieux Monsieur au logement qu'il occuppait!
Mais alors là se pose un grave problème moral!
Que faire?Ou plutot pardon,qu'eût-il fallu faire?
Fallait-il le maintenir dans son domicile auquel il était attaché?
Fallait-il lui trouver un logement plus adapté,une voisine faisant état d'une incapacité à s'assumer?

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