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Un an après l'incendie, place à la reconstruction

Publié le jeudi 12 juillet 2012 à 09H50 - Vu 304 fois


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SAINTE-MENEHOULD (Marne). Il y a un an, un incendie détruisait trois immeubles du centre-ville de Sainte-Ménehould. Au printemps dernier, les ruines de ces bâtiments ont enfin été dégagées pour permettre la reconstruction. D'ici novembre, les premiers commerces devraient se réinstaller dans des locaux tout neufs.

LE 4 juin 2011, le magasin d'optique, la boulangerie et le salon de coiffure installés dans la partie haute de la rue Chanzy, tout à côté de l'Auberge du Soleil d'or, étaient ravagés par un incendie. Depuis cette date, les ruines des bâtiments qui abritaient ces commerces et des appartements n'ont guère bougé. Au point que certains Ménéhildiens perdaient patience devant ce tableau peu flatteur situé en plein cœur de la ville.
Pour les principaux intéressés, à savoir les époux Imiolek, les opticiens Jessica Simon et Frédéric Rizzo, l'assureur Arnaud Dubois, propriétaire d'une partie des immeubles, Françoise Desingly dont la demeure a elle aussi été touchée et la coiffeuse, Céline Pierson, passée l'étape de la reprise d'activité, il n'y avait pas non plus de temps à perdre pour reconstruire.
« Nous avons déposé la demande de permis de construire en décembre et nous avions contacté le service des Bâtiments de France dès le mois d'octobre », précise Jessica Simon de Natural Optique. Malgré cette précaution, le dossier a pris du temps. Dans cette partie de la rue Chanzy, les immeubles sont en effet classés dans un périmètre protégé. Les différents occupants des bâtiments ne l'ignoraient pas puisqu'ils avaient, quelques mois seulement avant l'incendie, fait refaire les enduits de façade. Une rénovation qui s'était déjà avérée relativement compliquée dans la mesure où les Bâtiments de France leur imposaient de réaliser une couleur par immeuble.
Pour la reconstruction de tout ce pâté de maisons, on pouvait donc s'attendre à quelques préconisations spécifiques. Cela n'a pas manqué. Bien sûr, il a fallu reprendre les fondations mais cela semblait évident compte tenu à la fois du souci de sécurité des propriétaires et du terrain propre à la commune. Néanmoins, l'architecte a eu une bonne surprise. « On nous avait dit qu'il faudrait aller à 10 mètres alors que nous n'avons pas eu besoin d'aller au-delà d'un mètre cinquante. Nous avons renforcé les fondations et mis des mini-pieux mais le sous-sol n'était pas aussi instable qu'on nous l'avait dit. »

Des pans de bois… sous l'enduit

Dix jours seulement après la délivrance du permis de construire, le 6 avril dernier, les ouvriers sont entrés en action. Depuis, ils ont terminé les fondations et élevé les piliers qui vont soutenir les « dalles Echo ». Hier, ces dalles de plancher en béton armé de grandes dimensions ont été installées à l'aide d'une énorme grue. Du coup, le chantier a progressé à grande vitesse. Mais une opération plus délicate est à venir.
« Les Bâtiments de France nous ont demandé de mettre des pans de bois au premier étage », indique Jessica Simon. C'est cette préconisation qui a retardé le dossier. Le surcoût était en effet important - de l'ordre de 20 000 euros pour la partie qui concernera le futur magasin d'optique - pour un résultat visuel nul. En effet, les colombages ne seront pas visibles mais recouvert d'un enduit. « Nous avons demandé s'il y avait des aides mais on nous a expliqué qu'elles ne sont applicables que si les pans de bois sont visibles ! », raconte l'opticienne.
Incontournable, la demande des Bâtiments de France sera donc appliquée et les travaux seront réalisés par une entreprise spécialisée composée pour 50 % de Compagnons. Ce sera donc de la belle ouvrage mais il faudra de bons yeux pour le discerner sous l'enduit… Enduit qui, histoire de corser encore un peu l'affaire, ne sera pas de la même couleur sur les quatre façades concernées. Comme lors de la précédente rénovation, il faudra trouver des nuances pour respecter chaque partie des trois bâtiments concernés…
Avec tout cela, les premiers commerces espèrent ouvrir début novembre. Au chapitre des bonnes nouvelles, il n'y aura plus de souci d'accessibilité dans ces nouveaux bâtiments : tout le monde sera au niveau du trottoir.

Stéphanie VERGER

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