Publié le lundi 30 avril 2012 à 09H59 - Vu 264 fois
Pas d'accord pour être des boucs émissaires. Il y a d'autres responsables de la dégradation des eaux.
REIMS (Marne) Regroupant 98 associations, la Fédération française des associations de sauvegarde des moulins était en congrès à Reims. S'estimant être traitée en bouc émissaire, elle demande à être entendue.
ORGANISÉ avec le concours de l'association des Amis des moulins marnais, le congrès de la Fédération française des associations de sauvegarde des moulins vient de tenir son congrès annuel durant trois jours à Reims. Si les participants ont pu découvrir notamment le fameux moulin de Valmy, mais aussi la minoterie Lorin d'Auberive et le moulin d'Heutrégiville, comme l'an passé, ils se sont dits déterminés à rester mobilisés pour que la directive-cadre européenne sur l'eau et le milieu aquatique ne se traduise pas rapidement par la disparition de leurs chers moulins.
En clair, les propriétaires des moulins n'acceptent pas d'être stigmatisés par les pouvoirs publics qui leur reprochent d'être responsables de la mauvaise qualité de l'eau et de la disparition de la faune et de la flore.
Utiles pour produire de l'énérgie
L'association présidée par Annie Bouchard refuse d'être traitée en bouc émissaire par un Etat qui semble d'une part vouloir appliquer la directive avec beaucoup plus de zèle que les autres pays européens et d'autre part oublier les vrais responsables de la diminution de la qualité des eaux.
« Nous sommes le maillon faible et sans nous concerter, l'Etat veut passer en force et détruire nos moulins. Plus on ouvrira de barrages, moins il y aura d'eau. Comment conserver dans ces conditions les zones humides et préserver les nappes phréatiques ? Par ailleurs, dans un département comme la Marne où il y avait 869 moulins en 1809, on avait énormément de poissons. » Il ne faut pas se tromper de responsables s'insurgent les défenseurs des moulins, sans citer nommément le monde agricole et viticole.
« Regardez, il y a des stations d'épuration presque partout et aujourd'hui on commence à évoquer les problèmes médicamenteux dans les rivières qui modifient entre autre les cycles de reproduction des poissons, mais pas seulement. Dans notre région, on a supprimé les bois, les haies, on a drainé à outrance et aujourd'hui on s'aperçoit que ça a été une bêtise. »
Par ailleurs les responsables de l'AMM qui sont d'accord pour que les propriétaires de moulins entretiennent leur patrimoine, estiment que dans un laps de temps qui ne sera peut-être pas si long, les moulins pourront être utiles pour produire de l'énergie.
Toutes ces questions, les Amis des moulins seront heureux de les évoquer avec de vrais écologistes lors des Journée des moulins qui se dérouleront les 16 et 17 juin prochains.
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site












Les dernières contributions
BARIS Dominique
CHÂLONS-en-CHAMPAGNE
02/05/2012 à 00h17
Cet article révèle que les moulins ont disparu au fil des temps pendant le siècle dernier et que maintenant on déplore leurs disparitions parce qu'on s'aperçoit qu'ils auraient pu être utiles ou redevenir utiles comme source d'énergie!
sprinkleur
01/05/2012 à 16h13
Encore un bien fait de l'Europe, par contre l'empoisonnement de la flore et de la faune dû aux agriculteurs et vignerons ne les empêchent pas de dormir!!!!
c'est vrai la FNSEA et leurs amis de Strasbourg veille au grain !!!
peut être
30/04/2012 à 22h42
Moulins contre moulins à paroles...
Les premiers ont raison ; pas besoin d’échelles à poissons (entre autres) pour la vie des rivières.
lucreims
reims
30/04/2012 à 15h26
Ils sont très jolis nos moulins gardons les précieusement comme nos lavoirs