Publié le mardi 31 janvier 2012 à 12H00 - Vu 725 fois
Dans la nuit de samedi à dimanche, d'étranges vibrations ont perturbé la tranquillité de plusieurs habitants à Boult-sur-Suippe et Fresne-lès-Reims. Elles martelaient une musique plutôt musclée dont la provenance se perdait dans l'obscurité.
Alertés, les gendarmes de la communauté de brigades de Witry-lès-Reims ont parcouru la campagne pour résoudre le mystère. C'est ainsi qu'à 1 500 mètres de la route reliant les deux villages, tout au bout d'un chemin gadouilleux, ils sont tombés sur une rave-party rassemblant 150 personnes venues avec une cinquantaine de véhicules.
Facture salée
Mettre fin à la teuf en pleine nuit avec autant de monde aurait été trop compliqué. Elle a donc pu aller à son terme, avec un volume sonore cependant abaissé sur injonction de la gendarmerie.
Le jour revenu, lors du départ des raveurs, ceux qui conduisaient étaient attendus pour des dépistages d'alcoolémie et de produits stupéfiants (aucune infraction relevée). L'organisateur de la soirée, quant à lui, a dû faire un tour à la brigade de Witry-lès-Reims.
Il n'avait demandé aucune autorisation au propriétaire du champ fort mécontent des dégâts occasionnés à la parcelle en raison des piétinements. Les gendarmes ont établi une procédure pour « dégradations légères » qui pourra coûter un maximum de 1 500 € d'amende à l'organisateur, tenu juridiquement pour seul responsable. Il risque aussi une amende de 450 € pour le tapage nocturne.
En octobre dernier, les gendarmes de la compagnie de Reims avaient déjà engagé une procédure similaire contre les deux organisateurs d'une teuf qui avait réuni 200 à 300 personnes dans un champ proche de Villers-Marmery.
L'histoire ne dit pas quel plat mijotait dans sa cuisine. Toujours est-il que le fumet n'a guère été apprécié d'un voisin, comme en témoigne la mésaventure survenue la semaine dernière à cet habitant de la rue Alphonse-Naudin, le long de la route de Witry.
Ce soir-là, le voisin reçoit le beau-père en lui servant de nombreux verres. Ils sont complètement saouls - 1,66 gramme d'alcool pour l'un, 2,66 grammes pour l'autre - lorsque les odeurs de cuisine s'échappant de l'appartement d'à-côté viennent leur chatouiller les narines.
Les deux hommes voient rouge. Ils se précipitent devant la porte d'entrée qu'ils dégradent à coups de sabre japonais tout en menaçant de mort le locataire. Pour se défendre, celui-ci ouvre la porte et gaze directement le duo avant de tirer un coup de feu en l'air avec un pistolet d'alarme.
La contre-attaque réussit car les assaillants se replient. La police les interpelle peu de temps après.
Remis en liberté, le gendre et le beau-père ont fait l'objet d'une convocation en correctionnelle pour « violences volontaires avec arme ». Aucune poursuite n'est engagée contre le locataire. La justice considère qu'il a agi en état de légitime défense, de façon proportionnée à l'attaque qu'il subissait.
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