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Souvenirs de Vinexpo Asia

Publié le mardi 12 juin 2012 à 11H00 - Vu 115 fois


Jean-Pierre Cointreau, patron de Gosset, séduit par l'Asie.

Jean-Pierre Cointreau, patron de Gosset, séduit par l'Asie.


AY (Marne). Jean-Pierre Cointreau (président du groupe Renaut-Cointreau) revient de Vinexpo Asia à Hong-Kong. Le patron de la maison Gosset à Aÿ est séduit par l'activité et le développement de cette partie du monde. « On a l'impression d'avoir pris un bol d'air, car l'ambiance n'est pas à la morosité comme en Europe. On sent l'activité et le développement. Tout a bien marché. Nous avons eu de nombreuses demandes, pour les eaux de vie comme pour les champagnes. Bien sûr, il faut désormais qu'elles se concrétisent. On sent bien que la clientèle asiatique commence à apprécier le champagne. Nous ne sommes plus uniquement sur l'aspect social d'une étiquette. De plus, je constate que le rosé n'est plus un phénomène de mode, mais bel et bien une tendance de fond avec une hausse de 13 % pour nos cuvées. Bien sûr, la situation n'est pas la même pour notre activité cognac qui est, lui, sous allocation. »
Si l'année 2011 a été excellente pour la plus ancienne maison de vins de Champagne, 2012 démarre doucement. Selon Jean-Pierre Cointreau, « pour le champagne, il est évident que nous sommes en négatif par rapport à 2011 depuis le début de l'année. Mais il n'est pas question de s'affoler puisque ce sont les plus petits mois en termes de commandes. Nous ne nous posons pas de remise en cause fondamentale, mais nous regardons avec attention les marchés anglais et français. » À raison, la maison réalise 60 % de sa commercialisation à l'export sur 1,3 million de bouteilles expédiées par an.
De toute façon, avec une gamme à haute valeur ajoutée, la marque Gosset ne vise pas une croissance délirante : « Nous avons une clientèle fidèle qui apprécie notre champagne, il ne faut donc pas perdre son âme », précise Odilon de Varines, œnologue de la maison. « Nous avons la chance de travailler de très beaux vins. Seule une croissance progressive peut nous permettre de mettre en caves nos millésimes et de les garder longtemps avant de les commercialiser. » Grâce au rachat du Château Malakoff (Epernay) au groupe Laurent-Perrier en 2008, l'outil de travail est à la hauteur de la vinification du chef de caves, Jean-Pierre Mareigner. Ce dernier vient d'ailleurs de sortir son millésime 2004.

S.C.-P.

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