Publié le mardi 06 juillet 2010 à 09H02 - Vu 266 fois
Jean-Claude Pingat, président de SNC-Lavalin Europe, mise sur l'activité aéroportuaire. Depuis 2009, six aéroports sont tombés dans l'escarcelle de son groupe. Et ce n'est pas fini.
Snc-lavalin. Le président Europe explique sa stratégie aéroportuaire.
Gestionnaire depuis dix ans de Vatry via sa participation majoritaire dans la Seve (société d'exploitation de Vatry Europort), la SNC-Lavalin se développe sur le marché de la gestion aéroportuaire. Le Rémois Jean-Claude Pingat, président pour l'Europe de ce groupe d'ingénierie canadienne, précise sa stratégie.
Que représente Vatry pour votre groupe dans le domaine aéroportuaire ?
Dans la vie, il faut des fondations. Paris-Vatry représente les fondations de SNC-Lavalin Aéroports que j'ai créé en janvier 2009 pour nous lancer à la conquête de nouveaux marchés à travers des délégations de service publique ou de partenariats public-privé dans le domaine des aéroports.
Vous êtes aujourd'hui le seul candidat à la reprise de l'aéroport de Metz-Nancy-Lorraine. Vous venez de décrocher Tours. Combien d'aéroports gérez-vous déjà ? Sur combien de projets travaillez-vous ?
Après la création de SNC-Lavalin Aéroports, nous avons gagné six aéroports français. Ce sont Vannes, Châlons-sur-Saône, Cherbourg, Tarbes-Lourdes, Rouen et Tours depuis trois semaines. Nous gérons l'aéroport de Malte également.
C'est un axe stratégique de développement que j'ai décidé pour SNC-Lavalin. À présent, nous sommes sur sept ou huit nouveaux dossiers. Ce sont des aéroports qui font du low-cost mais aussi de l'aviation d'affaires et du fret.
Vatry peut bénéficier de tout ce réseau ?
Oui, bien sûr. Par exemple Tarbes-Lourdes nous a permis de connaître les gens de Ryanair. Nous avons organisé fin juin, à Tarbes, le forum French Connect où se sont rendus 350 décideurs mondiaux. Forcément cela accroît la possibilité d'apporter d'autres réseaux à Vatry.
Quelle est la génèse du virage low-cost de Vatry ?
Vatry c'est dix ans d'expérience. On a développé cette structure pour en faire le troisième aéroport de fret de France en 2008, sans recevoir cette année-là aucune subvention du conseil général de la Marne. Puis est arrivée la crise. Les premiers ennuis ont commencé avec le départ, pour des raisons budgétaires, de DHL, qui considérait pourtant que l'on était le meilleur aéroport de fret français pour l'activité messagerie. Ensuite, Avient, pour des raisons similaires, a décidé de partir également.
Pour faire face à ce problème de diminution drastique de fret, nous avons dû ajuster nos effectifs et revoir notre stratégie. Tous ensemble, la Seve, le département, la région et les CCI, avons cherché un nouveau moteur.
On a trouvé Disneyland Paris qui a besoin de passer de quinze millions à vingt-cinq millions de visiteurs d'ici à l'horizon 2025. Pour cela, on a développé une stratégie de développement du low-cost et pour y arriver, il a fallu être proactif et aller chercher un transporteur. C'est pourquoi Ryanair est là aujourd'hui.
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Alain Schydlowsky
Chàlons-en-Champagne
12/07/2010 à 05h54
Disneyland.Bonjour la Francophonie.Merci Monsieur Fabius