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Silence, on sélectionne pour le guide Hachette

Publié le mercredi 25 janvier 2012 à 08H40 - Vu 133 fois


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Les dégustateurs goûtent une quinzaine d'échantillons. A la clé, leur présence - ou pas -  dans la prochaine édition du guide.

Les dégustateurs goûtent une quinzaine d'échantillons. A la clé, leur présence - ou pas - dans la prochaine édition du guide.

Photos François NASCIMBENI


AVIZE (Marne) Trois journées, six séances. Depuis hier, la direction du guide Hachette a posé ses valises au lycée viticole d'Avize. Ici, s'opère la sélection des champagnes qui trouveront leur place dans l'édition 2013.

LYCÉE viticole d'Avize, première. L'air de rien, c'est l'un des futurs best-seller de l'année 2013 qui se prépare derrière ses murs depuis hier. Un ouvrage écrit, non pas à quatre mains, mais auquel participent activement des centaines de nez et de papilles à travers la France, et en ce moment, en Champagne. Un futur best-seller, oui. Car comme chaque année, le guide Hachette des vins frôlera les 100 000 exemplaires vendus. Et cette 28e édition devrait une fois encore confirmer son rôle de leader en la matière sur le marché français.
Dans les deux salles réquisitionnées pour cet événement œnologique, plusieurs dizaines de producteurs, sommeliers, négociants et autres amoureux du champagne, attendent le lancement de ce marathon. « Rappelons qu'aucune contribution n'est demandée aux producteurs pour envoyer leurs échantillons et entrer dans le guide, vous ne verrez aucune publicité ici, rappelle en préambule le directeur du guide. Chez nous, les dégustations ont lieu dans les régions viticoles, et pas dans des bureaux parisiens. »


Dégustation à l'aveugle
Les dégustateurs de cette première journée sont installés derrière des tables de classe, trois par trois. Devant chacun d'entre eux : une pile de feuilles de renseignements à remplir pour chaque échantillon, trois verres à dégustation, quelques tranches de pain et des seaux à champagne, indispensables pour celui qui veut rester digne à l'issue de cette séance. Chaque personne notera entre 14 et 18 échantillons au cours de la matinée. A la fin de ces trois journées, pas moins de 2 000 flacons auront été dégustés.
10 h 45, les premières bouteilles arrivent sur les tablées, toutes recouvertes d'un sac en plastique sombre, laissant simplement apparaître un numéro. Dégustation à l'aveugle, pas d'influence possible. Place aux bruts sans année, stars de cette première journée, avant que les rosés et autres millésimes ne prennent la suite aujourd'hui et demain. Ambiance studieuse, mais décontractée.


Arômes… de yaourt
Stylo dans une main, un verre dans l'autre, premières grimaces ici, regard concentré là, la dégustation commence. L'œil d'abord. Des robes tantôt pâles, jaunes, ou aux reflets verts donnent les premières indications sur l'échantillon. Le nez ensuite. Certains seront définitivement fermés, d'autres incroyablement expressifs. Mais qui peuvent aussi s'avérer décevants en bouche, ou inversement. Au sein de chaque trio, pas de règle. Certains partagent leurs sensations, d'autres noircissent le papier sans mot dire. Les notes de 0 ou 1 éliminent définitivement l'échantillon du guide. Entre 2 et 5, ils seront sélectionnés, avec une, deux ou trois étoiles. Et au-delà, le vin adoubé pourra se prévaloir d'un coup de cœur après une seconde dégustation.
Si les dégustateurs s'accordent pour rejeter un vin, à défaut, l'inverse n'est pas toujours vrai. Question de goût. Un bon chardonnay ne rallie par facilement à sa cause l'amoureux du pinot noir. « C'est bien fait, oui, mais… » Certains échantillons réservent en revanche d'étonnantes surprises. Un arôme de yaourt pour celui-ci. Un rosé - « à l'apparence de la pelure d'oignons, et l'arôme de fiente… » - vraiment raté plus tard. Un autre sera bouchonné, croit-on. Son double le sera tout autant. Des vins parfois trop jeunes, ou bien trop lourds.
De belles surprises également. « A chaque moment, on découvre quelque chose. Je viens faire la dégustation tous les ans, et j'apprends à chaque instant », confiera l'une des dégustatrices à l'issue de la matinée, avant de revenir pour la séance de l'après-midi. Voilà l'une des seules certitudes en la matière. Avec celle, aussi, que le champagne a bien mille visages.
J.G.-A.

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BARIS Dominique

CHÂLONS-en-CHAMPAGNE

26/01/2012 à 18h26

Voilà des dégustateurs qui dégustent non pour ......déguster,mais,pour apprécier de la qualité des breuvages et nectars,ce qui peut certes leur procurer du plaisir,mais aussi des mauvises surprises comme des gouts désagréables!
Quels palais éxercés et quelle santé pour ces dégustateurs dont les appréciations sont déterminantes pour la mise en circulation des boissons alcoolisées!

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