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Service civique : quatre jeunes seront à nouveau recrutés cette année

Publié le vendredi 03 août 2012 à 12H20 - Vu 186 fois


L'an dernier, six jeunes sont passés par le service civique. Deux sont partis en cours de route, deux ont trouvé un emploi et les deux autres reprennent des études ou une formation.

L'an dernier, six jeunes sont passés par le service civique. Deux sont partis en cours de route, deux ont trouvé un emploi et les deux autres reprennent des études ou une formation.


SAINTE-MENEHOULD (Marne) L'an dernier, la commune de Sainte-Ménehould a accueilli pour la première fois des volontaires du service civique. Cette opération est reconduite mais sur de nouvelles bases. Désormais, c'est la mairie qui orchestre le projet.

CRÉÉ en 2010 par Martin Hirsch, alors Haut-Commissaire à la jeunesse du mandat Sarkozy, le service civique est loin d'être entré dans les mœurs. Pourtant, depuis le début des années 90, l'association Unis-Cité fait la promotion de son principe fondateur, à savoir qu'un jeune entre 16 et 25 ans puisse s'investir durant une période donnée au service de la collectivité. Il y a deux ans, l'Etat a voulu donner un coup de pouce à cette belle idée en finançant la durée de ce service. Il ne s'agit donc plus de bénévolat mais d'un volontariat rémunéré sur une base inférieure à 500 euros mensuels. Tout naturellement, Unis-Cité est devenu un interlocuteur majeur du dispositif. C'est par l'intermédiaire de cette association, implantée à Châlons-en-Champagne, que la commune de Sainte-Ménehould s'est engagée à accueillir quatre jeunes volontaires l'an dernier.

S'agissant d'une première, l'opération a un peu essuyé les plâtres. Si les jeunes ont bel et bien été recrutés, certains sont partis peu de temps après le démarrage, d'autres en cours de route. Des soubresauts qui ne surprennent pas l'adjoint au maire en charge de la jeunesse. « En principe, les contrats sont de 6 à 12 mois et en moyenne, ils durent 9 mois. Ceux qui partent avant d'avoir accompli une période de 6 mois ne peuvent pas prétendre au diplôme du service civique », explique Jean-Marc Verdelet.

Bilan mi-chèvre mi-chou
A la fin de l'année scolaire, le bilan était contrasté. En tout, six jeunes sont passés par le dispositif, deux ne sont pas allés au bout, deux autres ont trouvé un emploi et les deux derniers se préparent à reprendre des études ou une formation qualifiante. Quant aux missions réalisées, elles ont plus souvent relevé du coup de main aux associations que d'un projet structuré. « Unis-Cité était peu présent du fait de la distance et des questions de personnel », reconnaît Jean-Marc Verdelet. En pratique, les volontaires ont été très suivis par le personnel de La Voix du Quartier.
D'où l'envie, pour la commune, de mettre son nez dans le dispositif sans plus faire appel à des intermédiaires. Ce qui représente d'emblée une économie de 4 000 euros (les frais d'adhésion à Unis-Cité) et à plus long terme une dépense qu'il faudra chiffrer en heures de travail effectuées par le personnel municipal. Sachant que, pour ce qui est du financement, le service civique est rémunéré par l'Etat, la commune se contentant de fournir un défraiement pour les repas et les trajets.

« Pour une vie en couleurs »
Pour gérer en direct son service civique, la commune doit décrocher un agrément. Le dossier est en bonne voie et repose sur un projet très détaillé. « Nous avons prévu que nos deux binômes interviendront sur deux grandes thématiques, indique la directrice générale des services, Emmanuelle Bissieux. Il s'agit de la solidarité et de l'environnement. »
Histoire de coller au contexte local, le premier thème a été intitulé « Pour une vie en couleurs ». Il comprendra par exemple des ateliers à la maison de retraite, des animations intergénérationnelles avec les écoles, les centres de loisirs et les lieux d'accueil pour personnes âgées. Les jeunes participeront également à raison d'une demi-journée par semaine aux activités de l'épicerie sociale et des Restos du cœur. « Avant chaque action, il y aura une réflexion une semaine auparavant. L'objectif, par exemple, sera qu'ils comprennent les différences de fonctionnement entre l'Eco-panier et les Restos. Ce n'est pas le tout d'aider, il faut aussi comprendre », insiste Emmanuelle Bissieux. Des réalisations concrètes sont également attendues de cette thématique. « Nous aimerions que les animations intergénérationnelles aboutissent à la décoration du préau de l'école Robert-Lancelot. Nous demanderons aussi aux volontaires d'améliorer le cadre de vie dans les logements d'urgence de la commune. »
Place aux « Environautes »

Deuxième grand axe, l'opération « Environautes ». Là, les jeunes interviendront en complément de ce qui se fait déjà en matière d'éducation au tri, à la bonne gestion de l'énergie ou encore au nettoyage de la nature. Objectif final : créer un chemin de randonnée auquel ils donneront le nom de l'opération. Dès la rentrée, des réunions d'information seront organisées en mairie. La mission locale de l'Argonne repère d'ores et déjà les candidats potentiels.
Le début du service est fixé au lundi 1er octobre.
 

Stéphanie VERGER
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Les dernières contributions


madeleine08

22/08/2012 à 07h13

Très beau projet que celui là

Il ne suffit pas d'avoir des contrat encore faut-il

Qu'il soit sérieusement encadré pour mener au mieux les actions prévues

Beaucoup de travail est à faire sur l'isolement des personnes âgées et sur le mieux vivre ensemble

Bonne chance à ce projet

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