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Saint-Memmie / Joli parcours dans l'armée de l'air pour ce Mengeot Emmanuel Marenghi : pilote de chasse

Publié le samedi 28 mai 2011 à 11H00 - Vu 619 fois


Le jeudi 9 juin sur la base de Tours, le lieutenant Emmanuel Marenghi sera officiellement pilote de chasse.

Le jeudi 9 juin sur la base de Tours, le lieutenant Emmanuel Marenghi sera officiellement pilote de chasse.


Le jeune lieutenant marnais recevra son insigne de pilote de chasse sur la BA 705 de Tours. Histoire d'un parcours et d'une passion.

«ON ressent un sentiment de fierté. C'est notre fils unique. Pour lui, c'est un accomplissement, celui d'une passion qu'il a manifestée dès son plus jeune âge » se remémorent Fabrice et Véronique Marenghi lorsqu'ils évoquent Emmanuel, 26 ans, bientôt pilote de chasse de l'armée de l'air. Le jeudi 9 juin, le papa et la maman seront à Tours pour la cérémonie du « macaronnage » au cours de laquelle leur fils, lieutenant, deviendra officiellement pilote de chasse. Ce parcours réussi, c'est celui d'un enfant d'une famille modeste, curieux, bûcheur, déterminé pour faire le métier dont il rêvait. Il n'a jamais hésité à s'investir au mieux pour réaliser son projet professionnel. « Il devait avoir six ans, lorsque nous l'avons emmené à une journée portes ouvertes sur la BA 113 commandant Saint-Exupéry de Saint-Dizier. Il est monté à bord d'un Jaguar et a été pris en photo avec le casque de pilote. Il était heureux et nous avons conservé cette image polaroïd remise par les aviateurs ».
Depuis les fenêtres de l'appartement familial au 7e étage d'une HLM de Saint-Memmie, Emmanuel aime suivre les avions qui évoluent dans le ciel champenois en périphérie de l'agglomération châlonnaise. Le garçon fait de bonnes études au collège Jean-Moulin puis au lycée Oehmichen de Châlons-en-Champagne, où il prépare un bac S option sciences industrielles. À tout juste seize ans, il débute le vol à voile au club d'Écury-sur-Coole. Comme le confie Emmanuel : « Le planeur a permis une première approche du pilotage mais j'avais envie d'aller plus loin ». Ses parents se souviennent : « Il nous a fait partager sa passion et nous a emmenés. C'était extraordinaire. Il était concentré et rayonnant à la fois ». Le bac en poche, il s'inscrit en classe préparatoire au lycée Georges-Clemenceau de Reims et, après deux années en math sup et math spé, il se présente au concours de l'École de l'air. Le résultat tombe. Il est reçu quatrième. C'est un bonheur immense. La ténacité a payé. De nouveaux défis s'ouvrent à lui.
De Salon à Tours
Il rejoint Salon-de-Provence, où pendant trois ans, il suit un enseignement de haut niveau partagé entre les humanités, la théorie de pilote de ligne, l'apprentissage au commandement et bien sûr l'initiation du TB10. L'élève-officier ne s'ennuie pas et se met petit à petit dans la peau d'un pilote avec toutes les exigences que cela nécessite. Il réussit son diplôme d'ingénieur de l'École de l'air mais son parcours de formation est loin d'être achevé. Il passe une année sur la BA 709 « Commandant-Ménard » de Cognac où il apprend le pilotage de base sur des avions à hélice de type Grob 120 ou Epsilon dans un tronc commun d'enseignement partagé par les futurs chasseurs et transporteurs. Une fois cette étape passée, avec ses temps de sélection, Emmanuel apprend le maniement de l'alphajet, un appareil à réaction qui est utilisé par la patrouille de France. Il acquiert tout un potentiel avant d'être reconnu au cours de la cérémonie du macaronnage, pilote de chasse et de se voir remettre l'insigne l'attestant.
Le lieutenant Marenghi n'a pas pour autant terminé sa formation. Elle est permanente chez les pilotes de chasse. N'est-il pas actuellement à Cazaux pour y suivre un enseignement pratique adapté aux exigences de la chasse ? Dans le bassin d'Arcachon, il retrouve un autre Marnais, le colonel Jean-Pascal Breton qui commande pour encore quelques semaines la prestigieuse BA 120 « Commandant-Marzac ». C'est dans six mois environ qu'il apprendra sa future affectation en escadron selon son classement. Le jeune officier, marié à Myriam et papa d'un petit Victor âgé de sept mois reste plus concentré que jamais : « Il ne faut pas se relâcher. Dès lors qu'on est pilote de chasse, on est continuellement en apprentissage pour connaître au mieux nos appareils et être en capacité de remplir les missions qui nous sont assignées. Ca ne s'arrête jamais, encore moins en escadron. C'est cela qui est passionnant dans ce beau métier ! ». On ne peut que souhaiter au lieutenant Emmanuel Marenghi une longue carrière dans la chasse au service de l'Armée de l'air et de la France.
Hervé CHABAUD

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HAWK51

je veille

28/05/2011 à 18h24

Si vous êtes bon en maths, que vous aimez l'aviation, que vous ne détestez pas l'uniforme et que vous aimez les voyages, alors vous avez toutes vos chances pour réussir et donc, tout comme ce jeune Mengeot qui a accompli son fantasme, devenir un futur pilote de chasse au sein de l'Armée de l'air.
C'est un beau métier.
N'attendez pas, pour vous envoyer en l'air, les places sont chères..........

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