Publié le mercredi 08 février 2012 à 11H11 - Vu 1293 fois
L'assèchement de six bâtiments aura nécessité plusieurs heures d'intervention aux pompiers. Les étudiants devront faire avec.
Activité peu commune sur un campus hier matin, a fortiori lorsque le mercure flirte dangereusement avec les moins dix degrés. Peu avant 9 heures, certains étudiants et personnels du campus de la faculté de sciences ont eu la désagréable surprise de découvrir plusieurs centimètres d'eau dans six bâtiments du Moulin de la Housse. Une canalisation venait de se rompre. Il faudra aux pompiers rapidement mobilisés, plus de quatre heures de travail pour évacuer toute l'eau et parvenir à stopper l'écoulement intempestif.
Le mal est fait. Lundi déjà, des panneaux indiquaient que le réseau d'eau était indisponible. Aussi, les 2 500 étudiants ont dû composer sans toilettes, sans réfectoire. Un système D qui a touché ses limites hier matin avec cette rupture de canalisation.
Les premiers chiffres sont tombés : selon les autorités de la faculté, cette rupture de canalisation d'alimentation a provoqué la fuite d'environ 60 000 mètres cubes d'eau, soit l'équivalent de 24 piscines olympiques qui se serait déversé dans la faculté.
Un chiffre impressionnant qui n'augure rien de bon quant à l'évaluation des dégâts. En effet, d'après nos informations, certains laboratoires du campus prient pour que leur matériel resté branché ne soit pas totalement hors d'usage. « Lorsque nous avons poussé la porte ce matin, les multiprises étaient dans l'eau. Cela avait tout fait disjoncter, de la boue s'est déposée sur certaines unités posées à même le sol. Une fois l'eau évacuée, la chaufferie a pu être redémarré, on va essayer de sécher et donc de sauver un maximum de matériel », explique un scientifique exerçant sur le campus.
Ce dernier dit avoir peur de voir la triste expérience durer dans le temps puisque son poste de travail a été touché par infiltration. Que va-t-il se passer quand les températures deviendront plus clémentes, la structure de la fac a-t-elle été touchée ? Le lieu qui paraît avoir le plus souffert de l'inondation est le gymnase. En effet, il constitue le point le plus bas de la faculté.
La facture devrait se monter à plusieurs dizaines de milliers d'euros. Et comme, on croit rêver, l'Etat n'assure pas son matériel contre ce type de dégâts, ce sont les crédits de recherche qui risquent de faire office d'assureurs.
La faculté de sciences devrait accueillir les étudiants demain. Mais dans quelles conditions ?
Thomas DUPRAT
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