Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site Ou, cliquez ici pour l'ajouter au menu démarrer

Retranché chez lui, un chasseur menace de se suicider

Publié le vendredi 27 juillet 2012 à 09H34 - Vu 926 fois


1 2
C'est au rez-de-chaussée de cette maison que Jacques Bonvallet a tenu en haleine la ville de Suippes.


SUIPPES (Marne) Plus de deux heures de négociations ont été nécessaires, hier, pour faire céder Jacques Bonvallet. Possédant plusieurs armes à son domicile, ce chasseur de 67 ans, dépressif, menaçait de se tuer s'il était conduit à l'hôpital.

JACQUES BONVALLET n'est pas un mauvais bougre. Loin de là. A la boulangerie située à deux pas de son domicile du 34 de la rue Buirette-Gaulard, à Suippes (juste à côté de la maison du maire), on le considère comme un « client ordinaire qui vient acheter ici son pain tous les jours ». D'autres le connaissent pour le croiser sur le chemin du café du commerce, au coin de la rue, « où il va boire des coups ». « Un gars comme un autre, dit-on. Ni un violent ni un délinquant. »
Pourtant, c'est bien ce retraité, bientôt âgé de 68 ans, qui a créé l'émoi parmi bon nombre de riverains, hier, en fin d'après-midi, en mobilisant plusieurs heures, dans le centre de la commune, une quinzaine de gendarmes de la compagnie et du peloton de surveillance et d'intervention de la gendarmerie (Psig) de Châlons-en-Champagne.

Aux alentours de 17 heures, l'homme, vivant seul, s'est en effet retranché chez lui, au rez-de-chaussée, tous volets baissés, avant de menacer de mettre fin à ses jours.
L'alerte a été donnée par le Samu qui venait de prendre un appel du sexagénaire quelques minutes plus tôt. Celui-ci se trouvait alors sous l'emprise de l'alcool et de médicaments. Très vite, refusant une éventuelle hospitalisation, son discours s'est fait plus menaçant. « J'ai des armes à la maison et je compte bien m'en servir », a-t-il ainsi indiqué en substance au service d'urgence.

« Il ne veut pas aller à l'hôpital »
La menace a été jugée d'autant plus inquiétante que Jacques Bonvallet est aussi connu pour être un chasseur. « Il y a chez lui de quoi faire un carnage », indique une source. Mais on le savait aussi mal dans sa peau. Les sapeurs-pompiers sont déjà intervenus à plusieurs reprises à son domicile pour des problèmes de dépression. Et à chaque fois, ces mêmes menaces d'en finir avec la vie.
Aussi, sous le commandement du colonel Laurent Vidal, commandant le groupement de région, et du capitaine Arnould, commandant de la compagnie de Châlons, les forces de gendarmerie ont-elles rapidement pris position dans la rue Buirette-Gaulard, en interdisant chaque accès, depuis la place Léon-Bourgeois au bar-tabac du Commerce, à l'autre extrémité de la rue. Deux négociateurs de crise ont ensuite rejoint les lieux avant d'engager le dialogue avec le retraité cloîtré chez lui. « Il ne veut tout simplement pas aller à l'hôpital », déclarait alors le colonel Vidal.

Jacques Bonvallet est cependant revenu à la raison au terme de plus de deux heures de pourparlers. Celui-ci a fini par se rendre. Aucun coup de feu n'a été tiré. A 19 h 25, le périmètre de sécurité était ainsi levé aux abords de la rue Buirette-Gaulard, laissant aux curieux l'occasion de retourner à leurs occupations.
Plusieurs armes, notamment des fusils de chasse, ont été saisies par les gendarmes lors de l'opération, mais il semblerait qu'une seule d'entre elles ait été déclarée en préfecture. Evacué par l'arrière de son habitation par mesure de discrétion, le sexagénaire devrait échapper à toute poursuite pénale. « Aucun délit n'a été commis, souligne le colonel Vidal. Nous intervenions à la fois dans un cadre de police administrative et de maintien de l'ordre public, mais aussi pour la sécurité de la personne qui représentait un danger, surtout pour elle-même. »
En revanche, la préfecture pourrait à l'avenir s'intéresser davantage au cas Jacques Bonvallet. Celui-ci pourrait ne pas échapper à une hospitalisation d'office. Ni au retrait définitif de ses armes.
Franck BRENNER
 

Imprimer Recommander Wikio digg

Il n'est plus possible de contribuer à cet article.

Les dernières contributions


amif02

27/07/2012 à 22h31

Sauf portos51

bidou250

27/07/2012 à 21h26

amen!!!!

politinco

27/07/2012 à 21h09

que la préfecture laisse tomber, ce chasseur va finir par se sentir traquer.

portos51

27/07/2012 à 20h51A été modéré

Et pourquoi dire un chasseur ? Un suicidaire qui pratique comme sport le tir à l'arc aurait en gros titre UN ARCHER VEUT SE SUICIDÉ ! ou un joueur de pétanque, on dirait UN BOULISTE VEUT SE SUICIDÉ!!! Nul

amif02

27/07/2012 à 20h48

Que des commentaires débile!!

lucreims

reims

27/07/2012 à 19h18

goliath08

Et c'est quoi vos arguments ? bien sur sur la dépression ne fait pas mourir

poumba

27/07/2012 à 18h35

Regardez bien la photo, elle montre que dans cette affaire il y avait 2 chasseurs, 1 retranché dans la maison et l'autre le chasseur d'images retranché derrière la voiture de gendarmerie.

goliath08

ARDENNAIS et Fier de l'être

27/07/2012 à 18h29

La dépression est la seule maladie que l'on ne soigne jamais à fond, bien qu'en principe elle ne fasse pas mourir, je dis bien en principe !

lucreims

reims

27/07/2012 à 17h10

marie1961

Des milliers de personnes voulant se suicider appèlent au secours ce n'est pas pour cela qu'ils ne sont pas suicidaires.

Si c'était si simple ça se saurait

Commentaires anonymes

27/07/2012 à 16h28

il telephone pour un apel au secour , quand on veus vraiment en finir avec la vie on n apel pas les secours...

lucreims

reims

27/07/2012 à 15h15

En effet la dépression est une maladie très grave et il ne faut souhaiter à personne de connaître cette maladie.

L'entourage peut apporter beaucoup

Fonzy

Restez cool !

27/07/2012 à 13h55

Ne pas répondre au troll présent...ça serait lui donner trop d'importance à son post !

La depression n'a pas d'age, c'est triste pour ce monsieur ! J'espere que sa famille fera le necessaire pour l'aider à remonter la pente !

cacasse02

Axonais et picard

27/07/2012 à 13h32

Bien sur BRAQUO il voulait dire aidez moi ,au secours .Mais ya des abrutis qui ne comprennent pas ça.

Commentaires anonymes

27/07/2012 à 12h46 | 1

"il semblerait qu'une seule d'entre elles ait été déclarée en préfecture." Et alors? Seul sont soumis a déclaration, les armes à canon rayé, et à canon lisse tirant plus d'un coup par canon. Il n'a tiré sur personne, il voulait mourir, mais n'a pas osé franchir le pas, a semé l’émoi, mais voulait appeler au secours.

Droits de reproduction et de diffusion réservés © www.lunion.presse.fr - ISSN 2110-5952